L’aspirant jeune renoi millionnaire comprend une chose: les paroles s’envolent, les actes restent. S’il est des livres qui ont construit mon intelligence, il est également un certain nombre de films qui ont nourri ma réflexion. Mais cela tu as pu t’en rendre compte en lisant mon Manifeste… j’y fais notamment référence aux “Initiés” de Ben Younger, à “Wall Street” d’Oliver Stone ou encore à “Matrix” des frères Wachowski. Et c’est dans un film que j’ai trouvé la citation qui souligne avec le plus de force la préséance qu’ont les actes sur les mots (à l’exception peut être des paroles du Dr Martin Luther King):”Ce que l’on fait dans une vie résonne dans l’Eternité”. C’est beau. C’est de Maximus (Russel Crowe) et c’est tiré du film “Gladiator” de Ridley Scott. Je vais être clair: dans le monde du business c’est la même ma gueule. On se méfie toujours du “pitch” du consultant qui, en anglais dans le texte, “strategize”, “break the paradigm”, “reinvent the market”, “set new rules”, “build a new franchise to make the World a better place”…j’en passe et des meilleurs. Quand j’entends des hommes et des femmes s’exprimer de cette façon, je perds vite patience (et crois moi, les Etats-Unis en sont infestés). Nous avons besoins de gens qui font les choses plutôt que de les dire. Tu as une idée de génie pour faire économiser 700000 dollars aux actionnaires? Just do it! Rappelle moi quand tu as obtenu le chèque libellé à mon nom . Ne viens pas m’expliquer les détails de la manoeuvre et comment tu aimerais utiliser notre filiale du canton de Zoug pour réaliser la moitié de l’économie par un montage fiscal sophistiqué qui pourrait…blablabla… tu m’as pris la tête en deux minutes! Les gens à qui tu vas vendre ce genre d’initiatives n’ont pas le temps d’écouter le détail de ta strategie. Just do it! Comme Nike! Fais le… et reviens avec un chèque. Ce sera beaucoup plus puissant qu’une présentation Power Point avec des animations à la Walt Disney. Pour illustrer mon propos je vais te raconter une petite histoire…
“On raconte dans le livre “la joie des âmes” (Farah al-Mouhadj en Arabe), qu’un certain Sultan avait un vizir, qui augmentait sans cesse le nombre de ses ennemis par son attachement à ce qui était vrai et par sa conduite irréprochable pour tout ce qui concernait Dieu. Ses adversaires ne cessèrent de l’accuser de fautes auprès du Sultan et de colporter des mensonges à son sujet jusqu’à ce qu’il ordonnât de le mettre a mort….”
La suite demain…inchallah









