Archive for October, 2007

HOW NOT TO DO BUSINESS IN ASIA… (Partie 2/2)

Elle sourit. C’est bon signe un sourire. Non?

- Hello. I’m Ayumi.

Un prénom de manga… un physique à la Sabrina dans Max et Compagnie… là, tout de suite, j’ai envie de balancer mon billet de retour pour New York et m’installer définitivement au pays du matin calme. La discussion porte rapidement sur le rapport qu’elle tape comme une dactylo possédée par un jnoun. C’est d’ailleurs comme ca que j’ai brise la glace

- Do you want some help? Your poor laptop isn’t gonna recover when you’ll be done with your work.

- You should be more concerned about me than my laptop.

L’anglais est nickel. L’accent, à peine perceptible. Elle me parle de son job. Du rythme dementiel auquel ce dernier la contraint… mais elle kiffe. Je n’ose pas demander pour qui elle bosse. Surement pour une de ces entreprise perdue dans la galaxie d’un Chaebol. Ca me fait du bien de parler avec elle. Je ne peux m’empêcher de penser a Alphonse:

“Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !”

- First time in Korea?

- Yeah… it’s my first time in Asia actually. Asian people are so fascinating…

Ca y est. Je suis lancé. Je lui sort la totale… pourquoi je kiffe l’Asie et les asiatiques… pourquoi je pense qu’ils vont avaler le reste du monde. Je m’improvise même entomologiste. Je lui explique ma théorie du Coréen (l’individu… pas la langue) qui est, pour moi, un mélange de chinois et de japonais… on le voit dans son comportement, sa culture… sa façon de saluer, ses intonations. Cela va jusque dans la cuisine: moins grasse que la cuisine chinoise, presqu’aussi esthétique et saine que la japonaise. The best of both worlds quoi!

- Asian people are so disciplined. So respectful.

Elle m’interrompt:

- You say this like if we were all the same. We’re not.

Le ton n’était pas agressif. Mais on sentait la frustration. Elle a raison. J’ai fait comme le bon français moyen. J’ai tout mis dans le même paquet. Ne parle-t-on pas des “africains” comme si l’Afrique était une seule et même Nation. Ne parle-t-on pas des Arabes comme si les Arabes était une tribu homogène? On fait la même chose avec l’Europe de l’Est. Les polonais, les croates, les biélorusses, les tchécoslovaques (pour ceux qui ne prennent même plus la peine de séparer les deux pays)…

“C’est tous des roumains de toute façon!” T’as déjà entendu cela au coin d’un bistrot de ton quartier.

On simplifie. On caricature même. Mais qui s’intéresse un tout petit peu à l’histoire et à la culture de des pays constatera que le Mali et le Burkina sont aussi différents que la France et le Danemark. Celui qui lit un tout petit peu, ou qui voyage est dans l’obligation de reconnaître que la Corée, le Japon et la Chine sont aussi semblables que la Norvège, l’Espagne et l’Islande (j’exagère à peine).

En effet, ma gueule, la Syrie n’est pas l’Egypte et l’Afghanistan n’est pas l’Iran (même si l’on parle le Farsi dans ces deux pays)…

Je vais te choquer.

La Louisiane n’est pas le Texas qui n’est pas la Californie. On ne fait pas du business de la même façon dans la trépidante Manhattan et à proximité des bayous de l’Alabama.

Je n’ai plus de cartouche là. Elle m’a séché. Elle était charmante… Ayumi.

:(

Tu veux faire du business en Asie? Supprime les mots “asiatique” et “asian” de ton vocabulaire. Pour toujours. Ne parle plus d’asiatique dans le sens général de son acception (biaisé de toute façon). Jamais. Parle du Japonais ou du Chinois dans le sens particulier de leurs cultures respectives. Toujours.

J’aurai pu intituler ce billet”how not to do business in Asia… and get turned down by a Korean girl”

Damn it.

Rien à voir… et tout à voir en même temps: un peu de hip hop japonais “fast and furious”. Le caphihopitalisme n’épargne pas le pays du Soleil Levant non plus. A la fin du clip des Teriyaki Boys qu’est qu’on entend?

“… not in China man
coz I ain’t from China man.
I’m from Japan”


Teriyaki boys - tokyo drift
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HOW NOT TO DO BUSINESS IN ASIA… (Partie 1/2)

“Welcome to Incheon Airport”. C’est la première chose que tu liras en sortant de la carcasse d’un boeing de Korean Air en provenance de Shanghai. J’ai aimé cet aéroport comme j’ai aimé Eva: dès le premier regard…. ses espaces qui donnent une impression enivrante d’infini… ses écriteaux bilingues d’une clarté telle, qu’un enfant de quatre ans ne saurait s’y perdre. Tout semblait y être réduit au minimum… et c’était bien assez. Ludwig Mies, un des gourous du design minimaliste, aimait à répéter que “less is more”. L’aéroport d’Incheon est, à n’en pas douter, le parangon de ce commandement de l’architecte germano-americain. On s’y sent bien.

C’est l’endroit rêvé… pour une escale de 3h sa race avant mon vol pour New York! C’est trop loooooooooooong!!!!

Heureusement que je voyage en “business class” (eh oui… le monde se divise en deux catégories ma gueule… et, crois-moi, la classe “economy”, quand t’as goûté à la “business”, c’est trop la zermi d’y revenir… j’en parle ici). J’ai donc accès au salon privatif avec écran géant et vue imprenable sur le tarmac. Je me traîne jusque vers cette pièce isolée du reste du “Lounge” et là, c’est toute ma fatigue qui s’affale dans un beau siege de cuir bleu en forme de tulipe ouverte. Je remue doucement le bassin pour m’y enfoncer plus profondément. J’y imprime chaque contour de mon corps. C’est bon. Je vais m’endormir.

C’est quoi ce bruit…

Quelqu’un s’acharne sur un clavier. J’ouvre les yeux sur une jolie asiatique qui s’affaire sur son Vaio comme si sa vie en dépendait (peut-être est-ce d’ailleurs le cas). Elle tape trop vite. Elle doit faire huit fautes à chaque phrase. Et chaque fois c’est le même rituel: elle avance une lèvre inférieure agacée puis repousse d’une expiration violente une mèche noire et soyeuse qui lui cache la moitié du visage… dans le même temps, elle s’excite comme une aliénée sur ce qui semble être la touche “delete”.

Bon… je t’avoue que si ça avait été un bonhomme je l’aurais plié en deux… ni une, ni une. Mais là… j’ai trois heures à tuer. Je ne suis plus fatigué (cooooomme de par hasard) et aussi repu qu’un fauve peut l’être, il ne laisse jamais une proie de ce gabarit lui filer entre les pattes.

Ca y est, elle lève la tête.

- Hi, I’m Samir…

P.S: t’as deviné c’est qui sur la photo? Une bouteille de Champomy au premier qui trouve.

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ARABIC IS THE NEW CHINESE - FOLLOW UP

Merci à Loubna pour la photo! Cette dernière a été prise dans une épicerie orientale de Baton Rouge. I just LOVE this.

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IMMIGRATION PROFESSIONNELLE & MANIPULATION PROFESSIONNELLE

Article écrit depuis un palace de Shanghai (life is good)

Notre président, capable d’hypnotiser une nation à coup de karcher, d’apprivoiser l’extrême droite à coup de charter (ma parole, je devrai faire du slam) et de domestiquer une gauche en solde à Kiabi (”tout doit disparaître”… promo de malade sur les french doctor), a lamentablement échoué à retenir sa pétasse à la maize. De toi à moi, qui portait le bénard dans le couple présidentiel? Certainement pas Le Pen Junior.

Allez… j’arrête. Les déboires conjugaux de Nicolas, bien que comiques, ont vite fait de m’ennuyer. Sa politique d’immigration, dite “choisie”, m’intéresse davantage (comme si l’on ne choisissait rien auparavant… vaste tromperie). Adlane m’a envoyé un article qui montre jusqu’où Don Quichotte et Sancho Panca peuvent aller dans la manipulation.

Son titre? “Sarkozy veut une forte hausse de l’immigration de professionnels”… wow… serions nous témoins d’un revirement des politiques migratoires de Nico et Brice de Nice?

T’emballes pas ma gueule.

Lis plutôt l’article. Le nombre d’immigrés en France n’augmentera pas dans l’absolu. Sarko veut simplement réduire l’immigration due au regroupement familial (piétinant ainsi, de ses lourdes bottes de Prince Hongrois, le droit fondamental de tout un chacun de vivre auprès des siens… droit reconnu par l’UE et l’ONU) au profit de l’immigration professionnelle. Pour faire simple, sur 100 immigrés ayant rejoint la France l’année dernière, 70 étaient “estampillés” “regroupement familial” et 30 “immigration professionnelle”. L’année prochaine, la tendance s’inversera: 70 viendront en France dans le cadre de l’immigration professionnelle et 30 dans celui du regroupement familial. Tu l’auras compris, le nombre d’immigrés que nous accueillerons restera donc stable… ou augmentera de manière très superficielle. Et ceux qui voudront se rapprocher des leurs peuvent d’ores et déjà prendre leur mal en patience. Merci, Brice, pour ta politique …tellement humaine.

A la lumière des statistiques de l’INSEE ou d’autres institutions qui mettent en évidence que la France ne pourra faire l’économie d’un appel massif d’immigrés pour soutenir ses industries, on se demande à quoi joue le gouvernement. Peut-être à ce nouveau Monopoly électoral très prisé des néo-cons (au sens propre comme au figuré) de l’Elysée et de l’UMP. Tu sais, celui où la Rue de la Paix a ete remplacée par le siège du FN sur Second Life

Ou peut-être Messire de Nagy-Bocsa lit-il le New York Times… il est sûrement tombé sur cet article décrivant comment la Grande Bretagne, dont la santé de l’économie n’a jamais été aussi bonne, a profité à plein de l’immigration polonaise quand la Pologne a rejoint l’Union Européenne. Cette immigration provenant d’une partie de l’ancien bloc de l’Est a été fortement endiguée (empêchée est un meilleur mot) par la France et l’Allemagne… à leur propre détriment.

Tu veux savoir pourquoi? Just read this extract from the article mentionned above… (j’ai mis en gras les passages que l’on doit particulièrement goûter au Front UMP)

“The Farbiszewskis are small players in one of Europe’s most successful immigration stories. Since Poland joined the European Union in 2004 and Britain, unlike France and most other members, welcomed Polish workers, an estimated 1.1 million Poles, mainly young, have come to Britain. Today, they are the third-largest group of immigrants in the country, behind Irish and Indians.

Britain has benefited. On Tuesday, the Home Office estimated that immigration added £6 billion ($12.3 billion) to the nation’s economy last year. According to David Blanchflower of the Bank of England’s monetary policy committee, East European immigration has also reduced inflation pressure by increasing the supply of goods and services.

Indeed, Britain may soon face a novel immigration problem. As Poland’s economy has improved this year, immigration has slowed, which economists say could cause labor shortages in British industries.”

Tu comprends maintenant pourquoi j’ai décidé de nommer cette catégorie immigration choisie: l’effroyable imposture. Parce que tout comme je doute des conclusions officielles établies par la commission du 11 septembre et relayées par les grands médias, je doute sérieusement des bonnes intentions et de la compétence de notre Ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale. Si tu veux mon opinion, on va droit dans le mur.

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DEVENIR UN(E) JEUNE DIPLOME(E) DE GROS CALIBRE

 

Article écrit depuis le Business Lounge de l’aéroport de Séoul (Corée du Sud)

Cet article, publié cette année dans l’Expansion, pourrait s’intituler “guide de survie du jeune diplomé” tellement les conseils qui y sont donnés sont essentiels. Rien de très nouveau, à vrai dire. Mais, apparemment, personne ne fait grand cas de ces recommandations qui font la différence en bout de course… 

…et à tous les niveaux: salaire, responsabilités, crédibilité, légitimité, adaptabilité, ouverture d’esprit. Tiens…  en parlant de crédibilité: les “étincelles” prodiguées dans ce papier de l’Expansion proviennent de chasseurs de têtes et d’experts en recrutement… et que disent-ils ces experts?

Entre autres: “la France: si tu t’aimes, tu la quittes”.

C’est bon d’avoir raison.

Extrait…

3. Faites un détour valorisant à l’étranger

Maîtrisez l’anglais
« Aujourd’hui, il faut être mobile. Nous regardons de près les expériences internationales sur les CV. C’est pour nous une preuve de mobilité et d’ouverture d’esprit », constate Martine Lamiot. « L’anglais n’est plus un atout, mais une nécessité, assure Pascal Collardey, DRH de KPMG Corporate. » Choisissez en première destination un pays anglo-saxon pour affiner votre anglais des affaires.

Partez loin… et longtemps
« Il faut partir dans des pays comme la Chine, là où les différences culturelles sont les plus fortes », conseille pour une deuxième expérience Laurent Hyzy, d’Alain Gavand Consultants. « Partir, c’est bien. Partir longtemps, c’est mieux, ajoute Maurice Rozet, PDG d’Alexander Hughes International. L’étranger n’est utile que dans la durée. C’est seulement au bout de plusieurs mois que l’on teste sa flexibilité culturelle et professionnelle. »

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VOIR SHANGHAI… ET MOURIR

En partance pour Shanghai today. Semaine très chargée en perspective: massages aux huiles essentielles, cuisine raffinée, fumeries d’opium…. just kidding. C’est une semaine de spartiate qui m’attend. J’espère simplement qu’ils me laisseront voir la lumière du jour pendant quelques heures…

Anyway… j’ai malgré tout quelques cartouches en réserve pour toi cette semaine… so, stay tuned!

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TU ES UN ACTIF CORPOREL

L’article se trouve ici. Hope you’ll like it.

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ARABIC IS THE NEW CHINESE (Partie 2/2)

Repeat after me:

“Alif, ba, ta, tha…”

Non.

Ceci n’est pas une incantation chamanique que tu prononcerais dans le but faire reverdir le sol aride de ton bled. Elle ne t’attirera pas non plus les faveurs de ces mauvais Djinns qui t’empêchent de dormir la nuit. Et non… elle ne ramènera pas à de meilleurs sentiments celle qui te repousse depuis 3 mois.

So what is it?

Ta première leçon d’Arabe: l’alphabet. Ca commence par là, ma gueule.

“Mais Samir, me dit-elle… pourquoi devrai-je suivre ton conseil? Pourquoi l’Arabe? Tout le monde semble s’accorder sur le fait que le Chinois est LA langue à maîtriser pour bien se positionner sur le marché de l’emploi”

*soupir*

Ma fille… en temps normal je t’aurai répondu:
“Nan, mais t’as raison. Le monde entier a raison. Vas faire du chinois. Vas.”

C’est ta moue attendrissante à la Bambi qui te sauve.

La scène suivante est extraite d’un des meilleurs films qu’il m’ait été donné de voir ces cinq dernières années: Syriana. Elle se passe à Genève (discrète Capitale mondiale des pétrodollars). Matt Damon y joue le role de conseiller du Prince Nassir Al Subai (incarné par l’excellent Alexander Siddig). C’est le moment ou Matt, ayant à coeur de défendre les intérêts du monarque arabe, lui explique que le monde entier s’amuse de l’irresponsabilité avec laquelle certains potentats du Golfe ont géré leurs fortunes. Il y fustige les goûts, plus outranciers que luxueux, de ces princes capricieux qui vont jusqu’à mettre la clim’ dans le box de leur cheval de course favori, quand leurs peuples croupissent dans des appartements où l’on étouffe de chaleur. Extrait…

J’ouvre ici une petite parenthèse: si tu n’as pas encore vu ce film… SHAME ON YOU. Commande le… now! Il montre au grand jour le rôle malsain que jouent les Etats-Unis au Moyen-Orient. Tout le monde a avalé les couleuvres de l’administration Bush (médias français y compris… et avec le néo-conservateur qu’on a maintenant à l’Elysee ça ne risque pas de s’arranger).
“Nous sommes allés en Irak parce que nous voulons apporter la démocratie au peuple Irakien”. Fu**ing Bullshit! A ce niveau là ce n’est plus une couleuvre… mais un anaconda qu’on essaie de faire passer dans ton oesophage. Dois-je te rappeler qu’ils y sont allés au plus grand mépris des injonctions faites par l’ONU qui considère, encore aujourd’hui, cette guerre comme illégale? Dois-je te rappeler qu’ils y sont allés dans le but de démanteler l’imaginaire arsenal d’armes de destructions massives de feu Saddam Hussein? On les cherche encore…
Alan Greenspan, considéré comme le meilleur Gouverneur de la Fed ayant jamais exercé dans toute l’histoire de cette institution, a servi pendant les mandats des 4 derniers locataires du bureau ovale. Son opinion est tellement respectée qu’un seul de ses commentaires peut faire tanguer Wall Street. Il vient de publier ses mémoires intitulées “The Age of Turbulence” (que je te recommande). Il y déclare la chose suivante:
“I am saddened that it is politically inconvenient to acknowledge what everyone knows: the Iraq war is largely about oil”.
A bon entendeur… je referme cette (longue) parenthèse.

Revenons à Matt:
“They think it’s running out”… “ils (le monde entier) pensent que les réserves de pétrole s’épuisent”… et, en effet, elles s’épuisent. Un des signes de cet épuisement est le prix d’un baril de pétrole qui bat tous les records en ce moment (plus de 85 USD!). L’or noir n’a jamais mieux porté son nom. Mauvaise nouvelle pour nous… bonne nouvelle pour l’OPEP. Les pays producteurs de pétrole disposent de réserves de cash sans précédent dans l’histoire. Mais les enfants capricieux des deux chocs pétroliers des années 70 ont bien appris leurs leçons. On ne les y reprendra plus. Fini l’argent placé à la petite semaine dans les banques. Ils se sont professionalisés et ont su attirer, à grands coups de millions, les meilleurs financiers de la planète. Ils ont crée des fonds d’investissements étatiques qui ont pour noms Istithmar (Dubai), Moubadala (Abou Dhabi), Kuwait Investment Authority (Koweit), Qatar Holding (Qatar), directement inspirés par le succès du Temasek de Singapour. Puisant dans leurs trésors de guerre ils rachètent discrètement le monde… quelques exemples (liste non exhaustive!):

- EADS
- Sainsbury
- Barney’s
- Volkswagen
- Leaseplan
- London Market Exchange (la bourse de Londres!)
- OMX (la bourse scandinave)
- …

Signe des temps, Halliburton, un des plus gros opérateurs américains de l’industrie du pétrole a décidé de quitter le Texas pour s’installer… à Dubai. Armani, quant à lui, a choisi le petit émirat dirigé par la famille Maktoum pour lancer sa première chaîne d’hôtels de luxe.

Mais, non contents de racheter le monde, ils veulent également faire de LEUR partie du monde un pôle d’excellence académique et culturelle. Quelques exemples (encore une fois, it’s a non-exhaustive list):

- La Sorbonne a ouvert une branche à Abou Dhabi
- L’Ecole militaire de Saint Cyr va en ouvrir une au Qatar
- Le Louvre va s’exporter à Abou Dhabi
- Leaders in Dubai attire chaque annee les esprits les plus brillants de notre époque (Michael Porter, Richard Branson, Tom Peters, Dan Pink, Malcolm Gladwell).

To make my point, je pourrai, également parler des projets immobiliers faramineux de Dubai… le dernier en date? Un building en forme d’iPod!

Je pourrai faire cela… but you get the picture.. don’t you? Le monde arabe est à un tournant majeur de son économie, ma gueule. C’est là bas que ca se passe. Ils n’ont pas seulement beaucoup d’argent. They have ALL the money.

T’en veux encore?

- France 24, la CNN française, veut concurrencer Al Jazeera et lance une chaine en arabe…
- …et la BBC va aussi s’y mettre!

What else?

Le gouverment américain a fait de la langue arabe une des priorités de son Education Nationale. Chez Uncle Sam on prend l’arabe très au sérieux. George Bush vient d’ailleurs de lancer un plan d’investissement de 114 millions de dollars pour en favoriser l’apprentissage. La CIA (for obvious reasons) offre même des bonus de 35000 USD aux agents qui parlent la langue d’Ibn Zaydoun!

Allez…

Avoue que je t’ai convaincu. Il ne te reste plus qu’à te lancer.

Où apprendre l’arabe? Nassera m’a envoyé ce lien extrêmement utile.

So… what are you waiting for?

Just don’t stand there! Do something!!!

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SEAN JOHN - WOMEN LINE

I know… you expected something else.

Mais, en ce moment, je dois composer avec des deadlines de malade. La Partie 2/2 de “Arabic is the new Chinese” est donc reprogrammée pour demain. I promise… and it’s gonna be REAAAAAL GOOOOD. Alright?

Pour te faire patienter un tout petit peu, je te propose de découvrir en exclusivité la ligne de vêtements Sean John pour “elles” avec, en bonus, la sublime Lauren London.

Remember: You saw it first on JR&M.

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ARABIC IS THE NEW CHINESE (Partie 1/2)

Je m’en souviens comme si c’était hier. Ma prof principale, inhabituellement élégante, nous avait annoncé en grande pompe “la formidable opportunité” qui nous était offerte de prendre des cours d’initiation de seconde langue. Le caractère exceptionnel de cette initiative tenait dans le fait qu’il fallait d’ordinaire attendre la classe de quatrième pour apprendre autre chose que la langue de Shakespeare. Nous étions en sixième à l’époque.

Of course, this was back in the days of the Cosby Show… aujourd’hui, il est possible d’apprendre les premiers rudiments de népalais dès l’école maternelle… on trouve même des latinistes qui sucent encore leurs pouces.

But I digress… revenons à ma prof et à sa bonne nouvelle: la plupart étaient vraiment excités d’apprendre une nouvelle langue. Nous avions le choix entre l’allemand et l’italien. Pour une raison que je ne m’expliquais pas, tous mes shabs s’étaient précipités vers l’italien… la plupart des rebeux et des renois en fait. Moi qui détestais faire comme les autres, je m’étais mis en tête de faire de l’allemand.

J’étais le seul rebeu au milieu de fils et filles de professeurs, ingénieurs ou docteurs, à la mise impeccable. Le mouton noir du troupeau… le cheveu sur la soupe… celui dont la consonance du nom faisait un assourdissant bruit de cymbale au milieu de la symphonie des patronymes européens qu’égrenait la Fraulein, au début de chaque cours. Je n’étais pas passé inaperçu… c’est le moins qu’on puisse dire.

Au bout de deux semaines ma prof principale, qui était malheureusement revenue à sa garde robe inodore, incolore et sans saveur, m’avait convoqué dans son bureau:

- Samir, pourquoi as-tu choisi de faire de l’allemand?

- Ben… comme ça (ok… c’est vrai… je ne brillais pas par mon éloquence à l’époque)

- Quelqu’un t’a conseillé de faire de l’allemand à la maison?

- Non.

- Bien. Tu peux retourner en classe.

Avec le recul, je comprends mieux la portée de ce dialogue. Chacun savait que l’allemand, langue de la troisième puissance économique mondiale, des meilleurs ingénieurs du monde, des Prix Nobels de Chimie, parlée en Suisse Alémanique, en Allemagne, en Autriche et dans de nombreux pays de l’Est, avait plus de valeur sur un CV qu’un italien, que j’adore, mais qui n’est parlé que par les présentatrices siliconées de Raiuno et par quelques gourous du Design.

Des parents diplômés, instruits, qui lisent l’Expansion tous les mois et le Monde tous les jours sont plus à même d’orienter leurs progénitures vers ce genre de choix qu’un père ouvrier, plus préoccupé, lui, par l’oppressante éventualité de ne rien pouvoir mettre dans l’assiette de sa famille.

Bottom line: le choix cornélien “allemand ou italien” est le cadet de ses soucis.

Ceci étant dit, qu’est ce qui empêchait la prof principale ou les profs de secondes langues d’organiser une séance d’aide à la décision? Une mini-session pendant laquelle aurait été expliqué l’impact que peut avoir un tel choix.

Rien. Ca ne coûtait absolument rien de le faire. La conseillère de désorientation avait encore frappé.

Pourquoi je te raconte tout ça? Parce que je veux t’éviter de prendre l’italien quand choisir l’allemand te serait plus profitable. L’italien d’aujourd’hui c’est le chinois, et l’allemand de l’époque a été remplacé par l’arabe.

Let me explain myself… les départements de langues des Business Schools ont été pris d’assaut par un nombre croissant d’étudiants qui se sont découverts une sinophilie de circonstance. Tout le monde suit tout le monde… le gnou suivra toujours le troupeau même quand celui-ci se dirigera vers un précipice.

Tu veux faire comme les autres? Go ahead! Prends chinois en troisième langue. Lis Confucius et essaie toi à la cuisine pékinoise où les reptiles et autres espèces canines se confondent avec le veau et le canard. Tu es déjà un paquet de chocapic de toute façon. C’est tellement plus confortable de se perdre dans la masse. Pas vrai?

Mais si tu ne souscris pas à ce genre de raisonnement simpliste, c’est que tu as compris l’objectif premier de JR&M: faire de toi une boîte de caviar belouga.

Differentiate yourself!!!

Il est temps d’investir dans ta matière grise ma gueule. Il est temps d’apprendre à lire et écrire de droite à gauche.

Il est temps, pour toi, d’apprendre l’arabe.

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