Archive for November, 2007
ELLE ARRIVE…
.. mais qui ça?
La Jeune Rebeu(e) Millionnaire…
Ne zappe pas. Ni TF1, ni Canal +, ni France Télévisions n’ont réussi à se la payer.
C’est une exclu JR&M pour les ladies… le “girl power” est mort. Vive les vraies femmes de pouvoir… celles qui tuent de sang froid tout en faisant monter les salles de meetings en température. Si tu crois que la fonte des glaciers a quelque chose à voir avec les gaz à effet de serre… think again.
Je te présente les nouvelles déesses du cash flow: celles qui t’arrachent le palpitant, après que tu leur ait offert sur un plateau comme un hmar à son premier amour…
coming soon…
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iPOD + CAPHIPHOPITALSIME = AMOUR
Apple n’a pas les moyens d’ignorer cette tendance de fonds qu’est le caphiphopitalisme. Le hip-hop (même s’il connaît une crise existentielle qui fait dire à Nas qu’il est mort) n’a jamais produit autant de son de qualité… et de déchets, mais c’est parfois le prix a payer pour qu’émerge de la fange les pépites que sont Common, Alicia Keys, Andre 3000 ou encore Kanye West (my man!)
Ce dernier a même pulvérisé tous les records de ventes lors de la sortie de son dernier album Graduation puisqu’il s’est vendu a près d’un million d’exemplaires. 50 Cent en a encore les larmes aux yeux.
Apple s’est donc caphiphopitalisé… et ils ont sorti les grands moyens: Mary J. Blige en personne vient vanter les merites du lecteur mp3 le plus sexy du marche. La diva du Hip-Hop adopte la silhouette caracteritique des pubs d’Apple et en profite pour te faire decouvrir le lead single “Work That” de son dernier album à venir “Growing Pains”.
No commentsA VENDRE: PETITE MAISONNETTE DE CAMPAGNE
Vends maison discrète nichée dans les bois calmes du Connecticut. Idéale pour jeune couple avec ou sans enfants. Les murs de cette élégante bâtisse prennent les couleurs flamboyantes des feuilles d’automne en Novembre, et s’habille d’un chaud manteau de neige dès le mois de Janvier. Ses 52 pièces accueilleront sans mal votre famille, même nombreuses (2 enfants)… voire très nombreuses (3 enfants… mais après, c’est de l’élevage!). Signe particulier de cette demeure: elle a longtemps appartenu à Mike Tyson, ex-champion du monde des poids lourd, célèbre pour ses mésaventures conjugales controversées, mais aussi pour son bon goût. Il s’en est séparé il y a de cela 4 ans pour la modique somme de 4.1 millions de dollars . Le nouveau propriétaire n’a pas lésiné sur les dépenses depuis: il l’a enrichi de nombreux éléments de décorations qui raviront les plus difficiles d’entre vous. Parmi ceux-ci un formidable lustre en cristal Baccarat d’une valeur de 80 000 dollars (le prix de votre BMW, madame), une piste d’hélicoptère et, cela fera certainement plaisir a monsieur, un podium pour strip-teaseuse et ses barres en inox qui ont fait leurs preuves. En tout et pour tout, nous estimons la valeur des travaux faits par le nouveau propriétaire à 6 millions de dollars.
Pour tout renseignement veuillez contacter 50 Cent, heureux et discret propriétaire de ce bien exceptionnel.
Blague à part… il la vend pour de vrai. Une petite visite? How about one tour made by the MAN himself?
J’avoue avoir un faible pour la Enzo jaune.
For your eyes only… enjoy!
16 commentsIMMIGRATION CHOISIE… OU POURQUOI NOUS N’AVONS PAS LE CHOIX (Partie 1/3)

Jacques Attali, brillant intellectuel, ancien conseiller spécial et sherpa de François Mitterand a été nommé le 24 juillet à la tête de la commission pour la “libération de la croissance” par notre bien-aimé président. Ce dernier lui a clairement laissé entendre que ses propositions ne devaient tenir compte d’aucune espèce de contraintes, qu’elles soient légales, économiques, politiques ou sociales. Autrement dit, l’imagination de ceux et celles qui siègent à la commission (dont les conclusions finales sont attendues pour la mi-janvier) ne doit se fixer de limite que ce qui est potentiellement réalisable dans l’idéal d’une configuration socio-économique et non pas dans le cadre actuel de la législation francaise. A titre d’exemple, la commission Attali propose de lancer une bourse internet du logement pour stimuler la mobilité des français et, par la meme occasion, leur accès a un pool d’emplois plus important. Dans l’état actuel des choses, cette mesure est illégale.
Le peu de propositions “chocs” qui on été faites jusqu’à présent ont déjà soulevé de vives protestations. Si certains applaudissent des deux mains la suppression des marges arrières de la grande distribution, d’autres ont tiré à boulets rouges sur le fondateur de PlanetFinance quand ils ont appris qu’une des recommandations de Jacques permettait la vente a perte. Il est fort à parier qu’Attali, esprit libre s’il en est, n’hésitera pas a faire un pied de nez à la politique d’immigration “choisie” et inventé par Sarko, exécutée dans la brutalité de sa lettre par un Brice Hortefeux messianique. Une des propositions sera, a coup sur, celle d’ouvrir la porte en grand a l’immigration. A en croire l’intéressé, il en va de notre capacité d’innovation et du maintien de notre système de retraite… Extrait d’une interview que Jacques Attali a récemment donnée à la Tribune:
Quelle est votre position à l’égard de l’immigration ?
Il faut mettre en oeuvre une véritable politique de l’immigration pour résoudre les problèmes de main d’oeuvre dans certains secteurs clés comme le bâtiment, l’industrie lourde, l’hôtellerie-restauration. Il faut notamment augmenter l’attribution de visas en les attribuant plus facilement aux étrangers venant pour raisons professionnelles et permettre l’accès au droit du travail à tout étranger disposant d’une autorisation de séjour, et réciproquement.
Est-ce que vous demandez aux pouvoirs publics de revoir la politique de régularisation ?
Oui et même plus que cela. La France a besoin d’immigration, et elle doit mettre en place les moyens d’intégration nécessaires. Il faut s’ouvrir aux travailleurs d’Europe de l’Est, aux chinois, aux pays d’Afrique. De plus sans cela, toutes nos belles discussions sur le financement des retraites n’auront pas de sens.
Quand d’autres pays profitent à plein de l’extraordinaire dynamisme que certains immigrants ont apporté à leur economie, la France, elle, semble freiner des deux pieds:
La mobilité internationale de la main d’œuvre est un facteur important du développement. Un pays a besoin d’être ouvert aux autres et de laisser ses travailleurs partir se former et travailler à l’étranger. Un lien très fort existe aujourd’hui entre ouverture et croissance, en particulier dans les pays où la natalité s’est effondrée. Ainsi, les pays d’Europe où la croissance est la plus forte sont ceux qui, comme l’Irlande, le Portugal, le Royaume-Uni, l’Espagne et la Suède savent recevoir des étrangers et faire revenir leurs étudiants partis se former ailleurs. Les 600.000 Européens de l’Est venus depuis moins de dix ans au Royaume-Uni ont contribué à 5 % du PIB anglais et les Pakistanais y ont créé l’essentiel des entreprises nouvelles. En Espagne, le quadruplement en six ans du nombre des étrangers est à l’origine de la moitié de la croissance. Au Portugal, plus de 300.000 Ukrainiens, venus d’abord illégalement et remarquablement intégrés, sont un formidable facteur de développement.
Et encore, les Européens sont ils particulièrement timides : Seulement 1,7 % de la population active de l’Union Européenne vient des pays tiers, contre 9,9 % en Australie et 7,3 % au Canada et autant aux Etats-Unis, pays qui recrutent directement, en particulier dans le secteur médical, sur les campus de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud.
Lecture oblicatoire pour le prochain cours: “une brève histoire de l’avenir” de Jacques Attali. Un remarquable exercice de prospective qui donne une excellente grille de lecture du monde tel qu’il est aujourd’hui et tel qu’il le sera dans 50 ans à la lumière des dernièrs développements scientifiques, géopolitiques et sociologiques. Ca se lit comme un roman d’anticipation. C’est aussi glaçant qu’un Bienvenue à Gattaca, un 1984 ou certaines belles pages des actifs corporels.
Extrait:
“Plus l’homme sera seul, plus il consommera, plus il se surveillera et se distraira afin de meubler sa solitude [...] En situation d’ubiquite nomade, l’homme de demain percevra le monde comme une totalite a son service, dans la limite des normes imposees pas les assurances a son comportement individuel, il ne verra l’autre que comme l’outil de son propre bonheur, un moyen de se procurer du plaisir ou de l’argent, voire les deux. Nul ne songera plus a se soucier d’autrui: pourquoi partager quand il faut se battre? Pourquoi faire ensemble quand on est concurrents? Plus personne ne pensera que le bonheur d’autrui puisse lui etre utile. Encore moins cherchera-t-on son bonheur dans celui de l’autre. Toute action collective semblera impensable. Tout changement politique, ce de fait, inconcevable.” (p.273 aux Editions Fayard)
8 comments
NO, NO, NO
Mes lecteurs et lectrices de la première heure seront, a n’en pas douter, extrêmement surpris de la teneur de ce nouveau billet. En effet, je m’apprête a t’expliquer pourquoi tu dois apprendre a dire “non”, et en quoi cela peut accélérer de manière significative ta carrière.
- Mais Samir! interrompt-elle, tu nous a donné ici et ici des raisons pour NE PAS dire “non” à son boss! Tu te contredis!!!!
- A son boss… c’est exact. Mais d’autres que toi ont déjà relevé de légères contradictions dans mon discours ma fille. Contradictions qui ne sont, en vérité, qu’apparentes, et qui ne sautent qu’aux yeux de ceux qui se contentent d’une lecture superficielle… sans profondeur. Permets-moi de pousser le vice encore plus loin (pour le simple plaisir d’en rajouter à ta confusion): s’il s’avérait qu’une incohérence se soit glissé dans dans mon argumentaire, je la revendiquerai comme telle. Il faut savoir vivre avec ses propres paradoxes ma gueule. C’est un des défis de l’homme moderne en général et du jeune renoi millionnaire en particulier. Mais on a tout de suite moins honte de sa propre inconsistance quand on lit ce que Scott Fitzerald, auteur du Great Gatsby, en dit:
“la marque d’une intelligence supérieure, c’est sa capacité à faire cohabiter deux idées complètement opposées dans le même esprit, sans altérer son bon fonctionnement.”
Puisque tu mentionnes mes deux posts “comment ca non?”, je vais, une fois n’est pas coutume, me citer moi-meme pour illustrer mon propos.
“Dire “non” n’est pas mauvais en soi. C’est même parfois souhaitable, surtout quand l’on sait que le “oui” dit trop facilement peut faire de toi l’esclave des autres: “t’as pas envie de le faire? T’as qu’à le donner à Sophie… c’est une bonne pâte… la petite Sophie”.”
Je donnais ici l’exemple de ce que j’appelle le syndrôme du Saint-Bernard. Une urgence se profile, une présentation doit être faite dans l’heure, un business case doit être prêt pour un steering committee qui va l’examiner dans une semaine… et qui c’est qu’on appelle à la rescousse?
Le Saint-Bernard… toi, peut-être.
Le Saint-Bernard, c’est celui (ou celle) qui ne sait pas dire “non”. C’est ce gentil garçon un peu timide, fou de jeux vidéos, qui porte des lunettes trop grandes… trop lourdes qui lui glissent constamment du nez. Le Saint-Bernard porte toujours des pulls à la Bill Cosby et mange deux biscottes beurrées le matin depuis sa plus tendre enfance. Il a essaye une fois le nutella et s’est retrouvé à l’hôpital dans les deux heures qui ont suivi l’ingestion de sa première cuillère. Diagnostic: choc émotionnel. C’est celui dont le travail des autres se transforme en dossiers ramenés à la maison.
Je sais…
Parfois c’est difficile de résister… particulièrement quand ta collègue ressemble à ca et qu’elle te jette dans les yeux ce regard d’épagneul en détresse qui attend son nouveau maître à la SPA.
My advice? Résiste.
- Mais Samir… Merde… c’est quoi ton problème? T’es devenu pède? Je vais pas dire “non” à Perséphone. T’es malade.
Je sais… je sais… mais le temps que tu passes à sauver cette belle créature à la plastique tellement avantageuse qu’Aphrodite elle-même a pris rendez vous chez un chirurgien esthétique, est du temps que tu ne passes pas à investir dans ta matière grise, à te renouveler ou à partager des moments d’émotions avec la mifa. C’est du temps PERDU. Forever.
Et que fait l’épagneul pendant ce ce temps la?
Peter Drucker, décédé il y a peu, est considéré comme le père du Management moderne tel qu’il est enseigné aujourd’hui dans les Business Schools. Aucun auteur n’a autant été publié par la Harvard Business Review que ce grand penseur. Dans un de ses Best Sellers, “The Effective Executive”, il décrit en détails ce qu’il pense être les qualités essentielles d’un leader efficace. Parmi ces qualités il en est une qui m’intéresse particulièrement au regard du sujet que j’aborde ici:
“And another thing, they know how to say no. The pressure on leaders to do 984 different things is unbearable, so the effective ones learn how to say no and stick with it. They don’t suffocate themselves as a result. Too many leaders try to do a little bit of 25 things and get nothing done. They are very popular because they always say yes. But they get nothing done.”
Traduction approximative faite par ton serviteur:
“Autre chose: ils (Note de Samir: Peter Drucker parle ici des leaders) savent dire non. En dépit de la pression insupportable et inhérente au rôle du leader, a qui l’on demande de faire 984 choses a la fois, les meilleurs d’entre eux savent dirent “non” et s’y tiennent. Ils évitent ainsi de se faire étouffer par une trop grande quantité d’informations et/ou de projets. Aujourd’hui, trop de leaders se dispersent et font un peu de 25 choses différentes. Mais ils ne parviennent à en terminer aucune. Ils sont tres auprès populaires parce qu’ils disent toujours oui. Mais, en réalite , ils n’accomplissent rien.”
Je sais que tu as été victime du syndrome du Saint-Bernard. On l’a tous été a un moment dans notre vie. Souvent, on s’est foutu le petit baril de whisky autour du cou dans le souci de plaire, ou de ne pas décevoir. Mais elle est exactement là, la vraie question qu’un jeune renoi millionnaire doit se poser:
“est-ce que je veux gagner une sorte de putain de concours de popularité sans prix pour le vainqueur, ou est-ce que je veux acquérir et conserver la précision d’un laser dan la façon dont je focalise mon attention sur MES priorités?”
Warren Buffet, l’un des hommes les plus riche de la planète, considéré comme le meilleur investisseur de tous les temps a révélé, dans un murmure, à l’auteur William Ury que le vrai secret de sa fortune a été sa tendance quasi-obsessionnelle à dire “non”. Assis a son bureau, il passe ses journées à évaluer les différentes options d’investissements qui s’offrent à lui.
“Non… non… non.. non… non… non… non… non… non… non *1000 “non” plus tard*… oui…
…tout ce que j’ai jamais eu à faire dans ma vie, c’est dire “oui” quelquefois, et cela m’a plutôt bien réussi…
…non?”
Dernière personnalité qui reconnaît l’immense valeur que peut avoir un “non” prononcé avec élégance et tact (il ne s’agit pas d’agresser l’autre dans le refus de faire quelque chose): Tony Blair.
“L’art du leadership c’est savoir dire “non”. Pas “oui”. Il n’y a rien de plus simple que de dire “oui”"
Merci Tony… pour conclure ce post en beauté je te propose un peu de lecture ma gueule… parce que toi comme moi savons que la chose la plus importante pour un jeune rebeu millionnaire est de développer sa matière grise. Pas vrai?
Ne dis pas “non”.
10 commentsOH MY GOODNESS…

Ne te demande plus pourquoi le Président des Etats-Unis (qui a trouvé dans le notre son nouveau caniche depuis que Tony Blair a tiré sa révérence) a honteusement perdu au Trivial Pursuit face à Dorothy de la Minute Blonde. George Bush est le digne Leader d’une Nation d’incultes.
Indeed, autant j’admire l’esprit d’entreprise et l’optimisme un peu naïf (mais tellement rafraîchissant) du peuple américain (je sais… je simplifie), autant leur niveau intellectuel moyen me fait froid dans le dos.
On les savait mauvais en géographie (certains ne sachant même pas faire la différence entre la Nouvelle Zélande et la France sur une carte)… mais ce que je m’apprête à te montrer défie les lois de la pesanteur du bon sens.
Confondre deux pays, c’est dramatique… impardonnable même: on a fait la guerre pour moins que ça!
Mais là, on a touché le fonds ma fille: penser que la France n’est pas un pays: c’est tout simplement minable… c’est ce que pensait cette blondasse qui ignorait jusqu’à l’existence de la Hongrie. Cette pétasse aurait du investir un peu moins de son argent en Make Up Gemey Maybeline et un peu plus dans sa matière grise.
J’ai l’impression que les petits américains sont encore plus mal barrés que les petits français… et je ne sais pas s’il faut rire ou pleurer.
N.B: Patiente pendant 30 secondes après avoir lancé la vidéo… ils ont mis un peu de pub pour nourrir les actionnaires. Just ignore it.
[UPDATE: si la video ne fonctionne pas, clique ici] j’ai mis une nouvelle video de youtube pour compenser le manque de professionalisme d’AOL.
NOUS N’AVONS PAS LES MEMES VALEURS
Laquelle de ces deux vidéos tu préfères? Ou plutôt, lequel de ces deux personnages tu préfères? Tom ou Britney? Britney ou Tom?
Pourquoi je te demande ton avis sur laquelle de ces deux célébrités tu préfères? (célébrité planétaire pour Britney… célébrité toute relative et circonscrite au monde du business et du journalisme pour Tom).
Parce que j’ai rencontré Tom Friedman hier au Barnes and Noble de Princeton, NJ… par pure coïncidence. Il était la incognito: pas de promotion d’un de ses bouquins, ni d’événements centré sur une des nombreuses interventions qu’il fait au sujet de la situation au Moyen-Orient (je m’inscris d’ailleurs en faux sur un grand nombre de ses analyses… mais Tom a le mérite de poser les bonnes questions.) Au début, je pensais être victime d’une hallucination. J’ai fait comme les fans hystériques des boys band de l’époque (Alliage, 2B3 et autre bêtise en conserve jetable à la première utilisation):
- Excuse me… are you Tom Friedman?
- Yeah… à ce moment précis un sourire avait illuminé son visage genre “oh! tu m’as reconnu quand même”
- Nice to meet you sir. My name is Samir. I read “The world is flat” probably 10 times.
- Oh! Thank you. You must have liked it.
- Yeah…
Je ne me reconnaissais plus. Je ressemblais a une bitch accro aux adbos de Brad Pitt et qui aurait eu la chance de passer ses vacances sur la même plage que son idole. Après une courte conversation (courte pour moi… très certainement longue pour lui) nous nous sommes séparés en nous souhaitant mutuellement bonne chance (lequel des deux en a le plus besoin?).
Anyhow… j’étais tout plein de l’émotion de cette rencontre. Trop apparemment. Je voulais partagé cela avec quelqu’un. Ma confidente chérie. Ma maman. Je l’appelle:
- Devine avec qui je viens de parler?
- Qui? George Bush ouled al haram*? *in arabic dans le texte
- Mais nannnnnnnnnn.
- Chkoun mèla*? *in arabic dans le texte
- Tiens toi bien: Tom Friedman!
- Qui?????!!!!!!
- Laisse tomber… tu m’as envoyé les dattes que tu m’avais promises?
Bon, pour la défense de ma mère, c’est une vieille femme à la culture extrêmement vaste, mais limitée à certains domaines qui n’incluent pas le business bien évidemment. Elle a un Doctorat en ingénierie des matériaux spécialisé en zlabia et baqlawa… et c’est le meilleur diplôme qu’une maman puisse avoir.
Revenons au sujet de ce post. Si j’avais posé la même question a un étudiant de la Reims School of Management ou de la Sorbonne… combien m’auraient répondu:
- Sérieux?!Tom Friedman?!!! Wow! Qu’est-ce que tu lui as dit…? Il a toujours sa moustache qui ressemble à une tarentule?
Alors?Combien? Deux?
Par contre si j’avais dit:
- J’ai rencontré Britney Spears…
Même ma mère m’aurait dit:
- Ya salam!!! Qu’est ce qu’elle ta dit hadhil bent al haram qui a abandouni son bibi. Attention si tou la frikonte!!! Mon fils il frikonte que les jontilles filles. En plus elle s’i faite fartassa (chauve en arabe)… elle i moche
(j’abuse sur l’accent.. but don’t tell her… she’d cut my throat)
Tout le monde connaît Britney. Le référentiel de nos valeurs est complètement inversé par rapport à ces pays que sont la Chine et l’Inde et pour qui le business est aussi important que Bollywood et la roulette de Macao.
En parlant de Tom Friedman, il y a un passage dans son livre qui m’a toujours fait réfléchir (traduction approximative faite par ton serviteur):
“Je (Note de Samir: Tom Friedman) discutais avec cet américain d’origine chinoise qui avait passé une partie de sa carrière chez Microsoft. Il avait eu le privilège d’accompagner Bill Gates lors de certaines de ces visites en Chine. Il m’a affirmé que Gates était reconnu partout où il allait en Chine. Les jeunes étudiants avaient bravé les mesures de sécurité les plus basiques en s’accrochant à des balustrades tels des primates (Note de Samir: le truc des primates est une improvisation du traducteur) et en dépassant largement le nombre autorisé de personne par amphi. Endroit dans lequel Bill était venu discuter de son business et du futur de Microsoft. Certains étaient même allés jusqu’à voler des tickets pour assister à sa présentation. On assiste au même genre de phénomène quand Jerry Yang, le fondateur de Yahoo vient s’exprimer ici.
En Chine, aujourd’hui, Bill Gates est Britney Spears. Aux Etats-Unis, Britney Spears est Britney Spears… et c’est bien ça notre problème”
4 commentsNATURAL BORN ENTREPRENEURS

Ted Rogers, magnat canadien des médias a récemment partagé ses impressions sur l’entrepreneuriat durant une conférence à laquelle j’ai eu le privilège d’assister. Tout le monde prenait religieusement des notes sous la dictée du vénérable vieillard…
…jusqu’à ce qu’il affirme la chose la plus étonnante qui soit.
Avec tout le sérieux du monde, Ted avait affirmé “que l’on naissait entrepreneur et qu’il était impossible de le devenir”. A l’heure où les gouvernements essaient d’inciter leurs populations à créer des entreprises pour stimuler une croissance plus que moribonde, cette déclaration avait fait l’effet d’une bombe sale. On se regardait… on manifestait bruyamment son désaccord.
Pourquoi?
Ma theorie est que le “vulgum pecus” aime à croire qu’il peut prétendre à l’Olympe. C’est rassurant. Cela lui permet de mieux accepter la misère de sa condition. Se dire que “la seule raison pour laquelle je ne trinque pas en compagnie des puissants, c’est parce que j’ai décidé de ne pas faire l’effort nécessaire d’être des leurs” est plus gratifiant que de dire:
- I don’t belong in here. I don’t deserve shit. I ain’t shit… je ne fais pas partie des leurs. Je ne mérite d’en être. Je ne suis rien.
Rogers venait de briser les espoirs secrets de centaines de convives. Il faut te rendre à l’évidence ma gueule: parmi nous, certain(e)s ont le manche… et d’autres pas.
Sad, but true.
Histoire vraie:
- Samir, quels livres tu me recommandes pour maîtriser l’art de la négociation?
Ma réponse (qui reste invariablement la même):
- Aucun… on ne devient pas “bon” négociateur. On l’est… si tu ne l’es pas, change de job. Les livres ne sont bons qu’à te donner des tours de passe-passe du genre BATNA (Best Alterbative To a Negotiated Agreement) ou PIVOT FACTICE tout juste bons à te donner l’illusion de maîtriser ton sujet. La verite qui ne tiennent pas une minute face à celui qui a fait de l’art de négocier, une discipline aussi raffinée que la cérémonie du thé.
Evidemment, ce n’est pas politiquement correct d’affirmer ce genre de chose. Ceux qui veulent te vendre des bouquins te diront toujours:
- Mais nonnnnnnnnn… n’écoutes pas Samir… tu PEUX devenir un grand entrepreneur.. un grand vendeur… un grand joueur de pétanque… un grand séducteur… en lisant mon livre… disponible dans toutes les bonnes libraires… tiens, voilà un bon de réduction Fnac valable jusqu’à jeudi prochain si tu achètes une place du dernier spectacle de Pierre Palmade en même temps”
Bullshit. Fu**ing bullshit. (Comme ce hmar qui pense qu’il faudra 1000 piges à la Chine pour rattraper les Etats-Unis)
Mais revenons plutot au séminaire… Ted Rogers nous avait raconté que sa mère n’avait de cesse de lui répéter que le métier d’entrepreneur était aussi risqué que celui de cracheur de flamme ou de prostituée pour la mafia albanaise… elle lui promettait les affres de la pauvreté, la géhenne des nécessiteux s’il avait le malheur de se laisser tenter par cette voie du démon.
L’école de philosophie déterministe explique qu’après un tel lavage de cerveau (surtout si celui-ci est pratiqué par celle qui t’a mis(e) au monde), il est impossible pour un esprit normalement constitué (i.e hautement influençable) d’inverser l’endoctrinement intensif dont on a été l’objet. La logique aurait donc voulu que Ted soit victime d’irruptions cutanées à la moindre mention de l’acronyme LLC (Limited Liability Company)… équivalent anglo-saxon de notre SARL (Société A Responsabilité Limitée)
Et pourtant… Ted est devenu l’entrepreneur à succès que l’on sait…. même si sa maman avait raison sur le caractère risqué du job: au cours de sa longue carrière de businessman, Ted a failli perdre sa résidence principale à trois reprises.
3.
THREE.
DREI.
THELETHA.
TRES.
Le tout avec des enfants en bas âge. This guy is nuts. Right?
No.
Qui veut faire quelque chose trouve un moyen. Qui ne veut rien faire trouve une excuse. Remember?
Pour Ted, avoir le manche, être prêt à tout laisser sur le tapis vert en demandant a cette belle blonde de souffler sur les dés, cela ne s’apprend pas dans les livres. Tu l’as ou tu l’as pas. Basta.
Si tu es prêt(e) à tout perdre avec le sourire, regarder un DVD et manger des chips au paprika avant d’appeler ton banquier pour lui annoncer dans un rire sonore à la Omar, alors tu fais partie de cette race de Seigneur qui a su se libérer des chaînes des Danone, EDF, Vinci, EADS. Un jeune renoi millionnaire a le manche. Si tu penses l’avoir, je te salue:
Ave! Spartacus du business.
12 commentsMASSAGE DE CUIR POUR PIEDS DE GENTLEMEN

Message pour les “bonhommes” (ils se reconnaîtront)
Certains parmi nous passent à côté des vrais plaisirs de la vie… comme ceux qui ne voient dans la chaussure qu’un outil purement fonctionnel servant à caparaçonner leurs pieds et éviter de blesser leurs douillets orteils.
Blasphemy…
D’autres, un peu moins ignorants, essaient de porter de la belle chaussure mais font, à chacune de leurs sorties, autant de fautes de goût qu’un cancre dans l’orthographe de la dictée qu’il rendrait à sa prof de français. Les bonhommes (les vrais…) savent qu’il n’y a pas plus élégante façon de terminer sa silhouette qu’une paire de Berluti ou de Weston. Les autres, les enfants (et peut-être en es-tu encore un), en sont toujours à discuter de la supériorité des Stan Smith sur les Nastase ou les Air Jordan “vintage”. On reconnaît un vrai gentleman de JR&M non pas à sa façon d’ouvrir les portes à ses demoiselles, mais à sa collection de pompes sélectionnées avec goût.
Ceux-la savent ce qu’ils veulent… ce qu’ils valent.
Comme ceux qui n’hésitent pas à s’arrêter dans une de ces boutiques Gucci très “select” ou un vendeur, à la mise impeccable et armé de son mètre de couturière, te propose une paire de chaussures faite sur mesure .
“Nothing new” tu me diras…
…mais voilà où les choses deviennent intéressantes: cette chaussure sera TA création, façonnée selon le moindre de TES désirs. Tu as le choix entre une riche palette de couleurs (d’un noir d’encre à un blanc cassé, en passant par un marron chocolat ou un beige légèrement foncé), différents cuirs (python, croco, chèvre…), genre (mocassins, lacets…) et formes (please… évite les bouts “carrés”… seuls les beaufs font cette erreur…et aux States il n’y a que ça). En tout, 40 combinaisons sont possibles. Une fois ta commande prise, des petites mains italiennes s’affaireront pour l’honorer et tu recevras cet exemplaire unique, fruit de ton imagination débordante, au bout de 4 mois (les bonnes choses prennent du temps).
Bien sûr, tout le monde ne verra pas la différence avec une vulgaire paire de chaussure achetée chez Zara… mais, toi, tu auras l’impression d’être l’égal des Princes de la Renaissance… et, à la différence d’une paire de pompes “Made in Zara ” (fabriquées à base de mauvais cuir, de caoutchouc et de colle), les tiennes dureront toute une vie… si tu sais en prendre soin.
Prix de l’exclusivité: $1295.
On ne vit qu’une fois.
Gucci stores in New York City
685 Fifth Avenue
New York, NY 10022
tel 1.212.826.2600
840 Madison Avenue
New York, NY 10021
tel 1.212.717.2619

