NO, NO, NO

Mes lecteurs et lectrices de la première heure seront, a n’en pas douter, extrêmement surpris de la teneur de ce nouveau billet. En effet, je m’apprête a t’expliquer pourquoi tu dois apprendre a dire “non”, et en quoi cela peut accélérer de manière significative ta carrière.

- Mais Samir! interrompt-elle, tu nous a donné ici et ici des raisons pour NE PAS dire “non” à son boss! Tu te contredis!!!!

- A son boss… c’est exact. Mais d’autres que toi ont déjà relevé de légères contradictions dans mon discours ma fille. Contradictions qui ne sont, en vérité, qu’apparentes, et qui ne sautent qu’aux yeux de ceux qui se contentent d’une lecture superficielle… sans profondeur. Permets-moi de pousser le vice encore plus loin (pour le simple plaisir d’en rajouter à ta confusion): s’il s’avérait qu’une incohérence se soit glissé dans dans mon argumentaire, je la revendiquerai comme telle. Il faut savoir vivre avec ses propres paradoxes ma gueule. C’est un des défis de l’homme moderne en général et du jeune renoi millionnaire en particulier. Mais on a tout de suite moins honte de sa propre inconsistance quand on lit ce que Scott Fitzerald, auteur du Great Gatsby, en dit:

“la marque d’une intelligence supérieure, c’est sa capacité à faire cohabiter deux idées complètement opposées dans le même esprit, sans altérer son bon fonctionnement.”

Puisque tu mentionnes mes deux posts “comment ca non?”, je vais, une fois n’est pas coutume, me citer moi-meme pour illustrer mon propos.

“Dire “non” n’est pas mauvais en soi. C’est même parfois souhaitable, surtout quand l’on sait que le “oui” dit trop facilement peut faire de toi l’esclave des autres: “t’as pas envie de le faire? T’as qu’à le donner à Sophie… c’est une bonne pâte… la petite Sophie”.”

Je donnais ici l’exemple de ce que j’appelle le syndrôme du Saint-Bernard. Une urgence se profile, une présentation doit être faite dans l’heure, un business case doit être prêt pour un steering committee qui va l’examiner dans une semaine… et qui c’est qu’on appelle à la rescousse?

Le Saint-Bernard… toi, peut-être.

Le Saint-Bernard, c’est celui (ou celle) qui ne sait pas dire “non”. C’est ce gentil garçon un peu timide, fou de jeux vidéos, qui porte des lunettes trop grandes… trop lourdes qui lui glissent constamment du nez. Le Saint-Bernard porte toujours des pulls à la Bill Cosby et mange deux biscottes beurrées le matin depuis sa plus tendre enfance. Il a essaye une fois le nutella et s’est retrouvé à l’hôpital dans les deux heures qui ont suivi l’ingestion de sa première cuillère. Diagnostic: choc émotionnel. C’est celui dont le travail des autres se transforme en dossiers ramenés à la maison.

Je sais…

Parfois c’est difficile de résister… particulièrement quand ta collègue ressemble à ca et qu’elle te jette dans les yeux ce regard d’épagneul en détresse qui attend son nouveau maître à la SPA.

My advice? Résiste.

- Mais Samir… Merde… c’est quoi ton problème? T’es devenu pède? Je vais pas dire “non” à Perséphone. T’es malade.

Je sais… je sais… mais le temps que tu passes à sauver cette belle créature à la plastique tellement avantageuse qu’Aphrodite elle-même a pris rendez vous chez un chirurgien esthétique, est du temps que tu ne passes pas à investir dans ta matière grise, à te renouveler ou à partager des moments d’émotions avec la mifa. C’est du temps PERDU. Forever.

Et que fait l’épagneul pendant ce ce temps la?

Peter Drucker, décédé il y a peu, est considéré comme le père du Management moderne tel qu’il est enseigné aujourd’hui dans les Business Schools. Aucun auteur n’a autant été publié par la Harvard Business Review que ce grand penseur. Dans un de ses Best Sellers, “The Effective Executive”, il décrit en détails ce qu’il pense être les qualités essentielles d’un leader efficace. Parmi ces qualités il en est une qui m’intéresse particulièrement au regard du sujet que j’aborde ici:

“And another thing, they know how to say no. The pressure on leaders to do 984 different things is unbearable, so the effective ones learn how to say no and stick with it. They don’t suffocate themselves as a result. Too many leaders try to do a little bit of 25 things and get nothing done. They are very popular because they always say yes. But they get nothing done.”

Traduction approximative faite par ton serviteur:

“Autre chose: ils (Note de Samir: Peter Drucker parle ici des leaders) savent dire non. En dépit de la pression insupportable et inhérente au rôle du leader, a qui l’on demande de faire 984 choses a la fois, les meilleurs d’entre eux savent dirent “non” et s’y tiennent. Ils évitent ainsi de se faire étouffer par une trop grande quantité d’informations et/ou de projets. Aujourd’hui, trop de leaders se dispersent et font un peu de 25 choses différentes. Mais ils ne parviennent à en terminer aucune. Ils sont tres auprès populaires parce qu’ils disent toujours oui. Mais, en réalite , ils n’accomplissent rien.”

Je sais que tu as été victime du syndrome du Saint-Bernard. On l’a tous été a un moment dans notre vie. Souvent, on s’est foutu le petit baril de whisky autour du cou dans le souci de plaire, ou de ne pas décevoir. Mais elle est exactement là, la vraie question qu’un jeune renoi millionnaire doit se poser:

“est-ce que je veux gagner une sorte de putain de concours de popularité sans prix pour le vainqueur, ou est-ce que je veux acquérir et conserver la précision d’un laser dan la façon dont je focalise mon attention sur MES priorités?”

Warren Buffet, l’un des hommes les plus riche de la planète, considéré comme le meilleur investisseur de tous les temps a révélé, dans un murmure, à l’auteur William Ury que le vrai secret de sa fortune a été sa tendance quasi-obsessionnelle à dire “non”. Assis a son bureau, il passe ses journées à évaluer les différentes options d’investissements qui s’offrent à lui.

“Non… non… non.. non… non… non… non… non… non… non *1000 “non” plus tard*… oui…

…tout ce que j’ai jamais eu à faire dans ma vie, c’est dire “oui” quelquefois, et cela m’a plutôt bien réussi…

…non?”

Dernière personnalité qui reconnaît l’immense valeur que peut avoir un “non” prononcé avec élégance et tact (il ne s’agit pas d’agresser l’autre dans le refus de faire quelque chose): Tony Blair.

“L’art du leadership c’est savoir dire “non”. Pas “oui”. Il n’y a rien de plus simple que de dire “oui”"

Merci Tony… pour conclure ce post en beauté je te propose un peu de lecture ma gueule… parce que toi comme moi savons que la chose la plus importante pour un jeune rebeu millionnaire est de développer sa matière grise. Pas vrai?

Ne dis pas “non”.

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10 commentaire to “NO, NO, NO”

  1. non


  2. non


  3. mdr… espèce d’enfants.


  4. Excellent !
    Rien de transcendant en soi dans cet article, mais excellente opportunité de se remettre cette petite idée derrière la tête…
    Merci merci


  5. Damien,

    De rien mon fils. C’est gratuit (ca c’est pour ceux qui me harcelent par email en me demandant pourquoi je ne mets pas de publicite adsense)


  6. test


  7. mais si on est pas arabe, on a le droit de poster ici quand même ?


  8. lol Nickos…

    Je pense pas que Samir soit raciste :D . D’ailleur je suis pas arabe…


  9. Attends Zelrik… t’es pas rebeu?????? Je vais te bannir de JR&M a jamais… on reste entre basané ici. Les privilégiés à la peau blanche n’ont pas droit a la parole.


  10. lol


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