Archive for March, 2008
LEADERSHIP (Partie 2/2)

Le mot clé ici est effort. Effort dans l’apprentissage, Investissement dans la matière grise. L’idée est de former un esprit entrepreneurial ; car aujourd’hui, que vous soyez membre d’une start-up, directeur d’entreprise, ou travaillant pour la nouvelle trouvaille d’Apple, avoir un esprit entrepreneurial est crucial.
C’est cet esprit entrepreneurial qui a valut à Tom Stemberg d’ouvrir le premier Staples à Brighton en 1986 et d’en faire aujourd’hui le leader mondial du fourniturage de bureau (rigoler pas ça rapporte). Cet esprit encore qui a valut à Warren Buffet de devenir l’un des plus brillants financiers de notre époque. Ce même esprit enfin qui a permit à Steve Jobs de sauver Apple et de ramener la société qu’il a créée à flots.
Beaucoup pensent que ces génies sont nés comme tel. Des génies il y en a c’est sûr, mais tous sont loin de l’être. Et, puis génies ou pas, deux facteurs très importants ont préparé ces leaders de telle manière qu’ils ne pouvaient pas ne pas avoir une destiné mémorable.
Premièrement, tous ont bénéficié d’une excellente formation leur permettant d’acquérir un esprit critique et réceptif aux opportunités à saisir.
Steve Jobs n’a même pas terminé ses études supérieures ? Oui, mais les institutions académiques ne détiennent pas le monopole de la connaissance et si Steve Jobs n’a pas de diplômes, il n’en a pas pour autant négligé son apprentissage.
Deuxièmement ces leaders ont tous pensé et réfléchi de manière quasi obsessionnelle à leur idée, leur problème, leur vision. A tel point que même lorsqu’ils laissaient leur esprit se reposer, celui-ci était constamment alerte, connectant parfois involontairement chaque épisode de leur quotidien, à leur problème pour en proposer des solutions, des opportunités à saisir.
C’est ce qui a fait qu’une simple pomme tombée par terre a valu à Newton de déduire la loi de la gravité.
Bien sur, je le répète, encore faut-il oser bousculer les idées reçues. Etre convaincu que tout est possible ; et travailler dur. Comme le dis si bien, Anna Mracek (une des fondatrice de Terrafugia) :
“Something you learn at MIT, is that unless you try to deliberately break the law of physics, nothing’s impossible.”
Waleed
5 commentsLEADERSHIP (Partie 1/2)

Si tu lis régulièrement JR&M, le nom de Waleed ne t’est pas inconnu. Ses interventions caustiques en ont agacé plus d’un(e). L’ironie (souvent blessante) et la condescendance (toujours insultante) dont il fait preuve dans certaines de ses remarques indiquent clairement qu’il n’a pas fait sienne cette vieille sagesse Arabe:
“Quand tu décoches la flèche de la vérité, trempe d’abord la pointe dans du miel”
Il se fout de la forme. Il ne s’embarrasse pas de pompeuses formules. Seule l’idée compte. “Et si t’es pas content c’est pareil” (c’est lui qui le dit… pas moi)
Tu n’en sauras pas plus sur Waleed. A sa demande expresse, je ne m’en tiendrai qu’au strict minimum. Juste une chose: il parle plusieurs langues dont le subtil dialecte des mathématiciens qui s’obstinent à modéliser tout et n’importe quoi… comme le mouvement d’un groupe de pigeons mangeant un bout de pain dans un square… ou les techniques de drague en groupe les plus optimales…
Ils ne sont pas comme nous ces gens là …
Notre ami est l’auteur de l’article qui suit… seconde partie à suivre.
L’adage et le mot d’ordre qui circulent sur JR&M, je ne les partage pas entièrement. Parce que devenir millionnaire oui mais pas à tout prix.
Ce n’est qu’un sentiment personnel mais je pense que le processus d’accession à la richesse n’est juste, (j’oserai même employer le mot « légitime ») que dans la mesure où il laisse tous les acteurs qui y ont participé dans un état que l’on pourrait qualifier de « plus riche » au sens large du terme. C’est dans cet esprit que le commerce, le business au sens le plus primaire du terme est par excellence le moyen le plus sain de s’enrichir.
Ce préambule établi, je dois quand même expliquer pourquoi malgré mes réticences, je suis et j’ai toujours été un fervent lecteur de JR&M. Parce que ce que j’admire sur JR&M, c’est cet esprit conquérant qui caractérise les leaders. Cet état d’esprit qui ne se satisfait pas du statu quo.
Car pour être préparé à ce monde de requins qu’est le monde du business aujourd’hui, ce monde qui change si vite qu’on n’a même pas le temps de s’en apercevoir, il faut prendre conscience, que les veilles méthodes ne sont pas forcément les meilleurs et que le statu quo doit constamment être remis en cause et défié. Il faut savoir déceler les opportunités et les capturer. Il faut savoir réagir vite et oser, oser de grandes choses au risque d’échouer.
Comme le disais si bien l’ancien CEO de GE, Jack Welch,
“Good business leaders create a vision, articulate the vision, passionately own the vision, and relentlessly drive it to completion.”
Cette définition qui se dégage du leader m’oblige à parler des fondateurs de terrafugia comme un exemple frappant de leadership. Cette équipe du MIT a osé ; osé faire d’une vision a priori toute utopique, une réalité, osé braver toutes les idées reçues pour révolutionner notre perception du transport aérien et routier.
Alors comment être un leader ? Et surtout tout d’abord nait-on leader ?
Selon Warren Bennis: « Le mythe le plus dangereux est de croire que les leaders sont nés ainsi, qu’il y a des facteurs génétiques associés au leadership. Ce mythe prétend que certaines personnes ont des qualités charismatiques, d’autres non. Ce n’est pas vrai; en fait, c’est même le contraire. On devient leader plutôt qu’on le naît. »
So how are they made would someone ask ? Vince Lombardi gives us an idea : (célèbre entraîneur de football américain ayant remporté plusieurs super bowl) nous réponds :
“Leaders are made, they are not born. They are made by hard effort, which is the price which all of us must pay to achieve any goal that is worthwhile.”
Waleed
2 commentsCA FAIT ZIZIR
Je viens d’avoir une “conversation” sur Gmail avec Reda qui se définit comme un “lecteur accro” de JR&M. J’en retranscris ici la (presque) totalité… spelling mistakes included. Disouliiiiiiiii… mais cela ajoute a la spontanéité et au caractère authentique de l’échange.
Read it… this is EXACTLY why I’ve created this CAUSE
Thanks Reda. You made my fucking day (quoi vulgaire? Si tu kiffes pas t’écoutes pas et puis c’est tout)
You know what? I’m happy.
Reda: salam
me: salam reda koi de neuf
Reda: oui je vais bien lhamdolilah, et toi?
me: ca va hamdoullah
Reda: le busniss?
me: ca va aussi :)
Reda: super
Reda: moi depuis mon dernier mail, ça marche super bien, lhamdolilah , avec moi, j’ai changer de boulot, je travail en tant qu’ingénieur commercial, je m’occupe de tout les clients étranger de la boite. et ça me plait en faite ça me permet de perfectionner mon anglais
et aussi de booster mon carnet d’adress
et lhamdolilah c super
me: sounds great! congrats my man
Reda: yes
Reda: Samir
t’as quelle age? ;)
me: je ne peux pas repondre a cette question. mais je pense que tu t’y atendais
Reda: c vrai
mais je veux juste me comparer a toi, et d’essayer de me fixer des objectif
me: tout est relatif dans la vie
je ne suis certainement pas le meilleur benchmark
Reda: ;)
za3ma
:)
me: lol
Reda: mais serieusemnt
me: jsuis serieux
Reda: je vais te dire un truc
wallah l3adim, depuis que j’ai découvert ton blog, ma vie a vraiment changé
en faite
c ma vision à la vie qui a changé
me: tu peux pas savoir comme ca me fait plaisir
Reda: non wallah
chui serieux
me: c dans ces moments la que je me dis que ca sert a qqchose ce putain de blog
Reda: ça sert a beaucoup de chose
et je n’arrete pas a faire de la pub a ton blog
et la je peu te garantir
que y a des turcs, des anglais et des italiens qui le consult
et tout mes collègues, mes amis ont devenu, comme moi d’ailleurs, acro à tes articles
:)
me: man… hearing what you’re saying is better than sex
tu sais quoi
Reda: ;)
oui
me: jvais publier cette conversation sur JR&M
avec ton autorisation of course
Reda: oui oui bien sure
me: Fantastic
Reda: c un honneur pour moi wallah
je vais te dire mieux samir
Reda: le jour ou tu avais publier l’article d’invertir sur la cervelle, j’avais annuler mon projet d’achat de maison, et j’ai suivi des cours en anglais, en suivi de projet, et en technique de vente
et la
je suis le mieux placer dans l’entreprise en CA réalisé , et je suivi tous les gros projets de l’entreprise
et ça ne que augmenter mon salaire
me: DAMN!
Reda: et actuellement je gagne 3 fois ce que je pouvais gagner si jamais chui rester en France
et ça me fait plaisir
me: j’ai le droit a u pourcentage? (just kidding)
Reda: et je leur ai dis, chui le meilleur
EGO
me: LOL
That’sright: EGO
Reda: EGO est fier de le dire
me: t ou maintenant?
UK?
Reda: no
je suis au Maroc
me: the country of the future
Reda: yes
actuellement, je fais le suivi de quelque lots des 5 plus gros projet indutrielle ici
SAMIR UPGRADE( le plus gros projet réalisé en afrique) !!!
projet de rafinage
et 4 projets de production d’acide phosphorique
je fais plus que 100 000 euro par jour de CA pour ma boite
me: WOW
Reda: et la grâce a toi
me: non c grace a toi
tu flingues mec
Reda: tu m’as vraiment pousser a apprendre l’anglais, et surtout à comprendre que le plus l’investissement le plus rentable est : l’investissement dans notre CERVELLE
et ça marche man
lhamdolilah
merci encore une fois
me: you’re welcome
LECON N°1: CHASSER

Dans mon précédent post sur la Girl in the corporate world, je t’avais promis de revenir sur les techniques de manipulation les plus efficaces pour parvenir au sommet de la hiérarchie.
Voici donc un petit manuel à l’usage des filles avides de pouvoir, avec aujourd’hui la leçon n°1 : chasser.
Filles « creuses » et « simples d’esprit » s’abstenir. Non pas que je pratique la discrimination, mais la 1ère étape, si elle n’est pas maniée avec précaution, risque de vous laisser définitivement à la borne d’accueil de l’entreprise (peut-être pourriez-vous toutefois postuler auprès de Samir si, par chance, vous savez cuisiner …)
Par chasser j’entends, bien sûr, se comporter en prédateur, ce qui suppose qu’il y ait une proie, l’étape préalable et primordiale consistant donc à bien l’identifier. L’erreur d’identification peut être fatale : rien de plus inefficace que de s’épuiser à la tâche pour se rendre compte, plusieurs mois plus tard, que l’on a visé la (les) mauvaise(s) personne(s) de la hiérarchie.
Par mauvaises personnes, j’entends celles qui ont un pouvoir de façade, de pacotille, qui en réalité ne prennent aucune décision de fond et n’ont qu’une influence limitée, voire nulle, sur THE boss(es).
Par bonnes personnes, j’entends celles qui, parfois en dépit d’apparences pouvant se caractériser par un certain effacement, voire que tu ne croises jamais dans les couloirs, sont omnipotentes.
Par exemple, t’es-tu demandé si je pouvais te virer ou non de JR&M ? Si mon influence sur Samir, à priori big boss, est telle qu’il me laisse totalement les commandes de son navire ? Ou au contraire, si en despote éclairé, comme il aime à se qualifier, il contrôle tout, jusqu’au contenu de mes articles à la virgule et au point près, s’il me censure sans états d’âmes…
Idem au sein de ta Cie. Es-tu sûre que ceux qui sont aux étages les plus élevés ont forcément les rênes ? Que des alliances discrètes voire secrètes, ne confèrent pas à certain(e)s une assise redoutable.
Seule une enquête approfondie, passant par une phase d’observation importante telle que la pratiquent les meilleurs prédateurs (voire l’excellent reportage d’Erick pour le National Geographic à ce sujet) te permettra de savoir qui a le pouvoir.
En attendant la prochaine leçon, commence donc par cela, repère qui fait et défait les carrières à coups de clauses d’insuffisance professionnelle, mises au placard et autres promotions internes au sein de ta boîte. Et repousse ton passage à l’action tant que tu n’as pas engrangé un maximum d’informations sur le who’s who.
Rym
14 commentsBANLIEUSARDS
“On n’est pas condamné à l’échec
Pour nous c’est dur, mais ça ne doit pas devenir un prétexte
Par honneur pour ce qu’ont accompli nos parents
On n’peut pas baisser les bras
Malgré les déceptions et les dépressions
Suite à la pression, que chacun d’entre nous ressent
Malgré la répression et les oppressions
Les discriminations, puis les arrestations
Malgré les provocations, les incarcérations
Le manque de compréhension, les peurs et les pulsions
Leur désir, de nous maintenir la tête sous l’eau
Transcende ma motivation
Nourrit mon ambition
Il est temps que la 2ème France s’éveille
J’ai envie d’être plus direct, il est temps qu’on fasse de l’oseille (argent)
C’que la France ne nous donne pas on va lui prendre
J’veux pas brûler des voitures, mais en construire, puis en vendre”
SAGESSE AFRICAINE…

Dan est ce que l’on peut appeler un américain typique… le genre de modèle standard que l’Oncle Sam fabrique à tour de bras sur la base d’un modèle qu’il a lui-même inventé : le taylorisme. Quand on avait demandé à Henry Ford s’il proposerait bientôt une palette de couleurs plus étendue aux clients de son emblématique Model T, il fit cette célèbre réponse :
« My clients can have any color they want as long as it’s black »…
« Mes clients peuvent avoir la couleur qu’ils souhaitent… pourvu qu’elle soit noire » (you really need to learn some English if you had to read this)
De la même façon, Dan et ses compatriotes sont livrés en « kit »… tous équipés du même « package »: un accent bubble-gum, un sourire tatoué sur la gueule, une coupe de cheveu « Ricky ou La Belle Vie » et une ignorance totale (mais assumée) des codes de l’élégance vestimentaire masculine. On pourrait même parler d’illettrisme en la matière… je n’ai jamais compris ce fétichisme malsain qui pousse certains à collectionner les chaussures à bout carré.
Dan arborait sa plus belle paire de sabots ce jour là. Je l’avais invité à déjeuner chez le seul Japonais que la faune de nos bureaux de Manhattan ne fréquentait pas : on parle plus ouvertement quand on sait certaines oreilles loin de soi. J’avais appris, par des voies détournées, qu’il nous avait rejoints après avoir été sèchement remercié par son précédent employeur Tyco (connu pour ses méthodes expéditives aux US).
- Qu’est- ce qui s’est vraiment passé là-bas Dan ? je lui posais la question tout en portant une tasse de thé à mes lèvres, comme si sa réponse m’importait moins que le besoin organique d’être apaisé par les herbes de mon breuvage
- Wal mart… répondit il laconiquement
- Quoi Wal Mart ?
- Wal Mart nous a flingué
- Explique…
La suite c’est ici
2 commentsC’EST L’EXPI…
Toi tu crèves, les produits dérivés, eux, expirent.
C’est plus joliment dit… mais c’est pareil. La différence majeure étant que l’on connait la date de la mort (mes excuses, on dit “expiration” ou “échéance”) des options et des futures dès leur naissance (L’homme est plus cruel que la nature). Les traders appellent affectueusement cette date l’expi.Quatre fois par an les futures d’indices, les options sur futures d’indices et les options sur actions crèvent (je vais m’y faire: expirent) le même jour. Ce jour est baptise Triple Witching (les trois sorcières).
Tu l’auras bien compris les jours “d’expi” sont des jours d’une importance capitale… et tu sais pourquoi?
Parce qu’on fête toujours l’expi!
Lorsque Magnus m’avait recruté comme trader il m’avait dit :”Traders work hard…and play harder” devise vérifiée, approuvée et certifiée par votre serviteur!!!
Fêter la mort (des futures et des options) pourrait sembler être un rituel quelque peu morbide.
Laisse moi t’expliquer ce qui se cache sous cette débauche d’alcool et de filles comme Samir les aime
;)
On ne fête pas la mort mais la survie. On célèbre notre propre survie, cette fois encore on a survécu, mieux même on a vaincu. A chaque click le trader joue sa place, sa carrière. A chaque click il peut prendre la décision, le trade, qui pourrait bien lui coûter sa journée, sa semaine, son mois, son année, son job voir sa carrière…les décisions on les a prises et le pognon avec.
Beaucoup ont sauté mais nous, on est encore là, une fois de plus, bien vivants, heureux de l’être et impatients de retourner dans l’arène pour remettre ça! Alors on va célébrer cette victoire comme il se doit!
Comme je te l’ai dit chaque trader a joué sa carrière sur chaque trade…et la mienne avec.
J’étais derrière chaque mec, chaque trade, j’ai hurlé de rage, applaudi comme un gosse, retenu mon souffle à en crever et je me suis même parfois surpris à prier… “life or death, breathing a sniper’s breath”
Alors après tout ça, Jeudi soir, tu pourras me trouver ici dans un état qui ne fera pas plaisir à ma mère, mais qui confirmera la mauvaise réputation des traders.
You are welcome (l’emmerde avec l’anglais c est que parfois certaines subtilités échappent aux traducteurs… même les plus avertis. Je traduis donc: “tu es LA bienvenuE” ;))
Erick
9 commentsNIQUE TA MERE
They are back… it’s damn fucking good.
And guess what? They are doing it for the money. Love it!
P.S: I’ll be at their Sept. concert in Bercy
15 commentsJ’AI COMMENCE AVEC DES LIONS DANS LA MEUTE (Partie 2/2)
On ne trade pas juste avec son cerveau;
Ce serait bien trop facile, il suffirait de choisir les plus intelligents. Croire que l’on trade juste avec son intelligence c’est comme croire qu’un footballeur joue juste avec ses pieds ou qu’un boxeur peut devenir champion simplement parce qu’il a de tres gros poings..
On trade avec tout ce qu’on est, on trade avec son courage, ses peurs, ses envies, ses rêves, ses déceptions, ses qualités, ses défauts, ses amours, ses déchirures, ses vérités, son ego, ses victoires, ses défaites, ses réussites et ses échecs. On trade avec tout ce qui fait ou defait un homme.
Tu pensais que tu allais te retrouver face aux autres traders et au final tu te retrouves face à toi-même. Tu es le seul ennemi que tu aies à affronter. Tu vas enfin savoir si tu es bien celui que tu prétends être.
C’est la même chanson depuis la cour d’école :
1ere bagarre ; que te reste-t-il de tes prises de karaté sur les peluches de ta chambre?
1er coup de pression que reste-il de tes grimaces devant la glace ?
1er contrôle d’identité ; que te reste-t-il du “f..k the police » de N.W.A qui tourne en boucle dans tes écouteurs?
1ere fille ; que te reste-t-il du Rocco de tes soirées d’onanisme…
C’est toujours la même chanson, au fond de toi tu connais déjà le refrain, toute la question est de savoir si cette fois tu vas être en mesure de jouer le même air.
J’ai commencé avec plein de jeunes tigres/lions dans la meute. Malheureusement les canines menaçantes qu’ils aimaient exhiber se sont trop souvent révélées être de vulgaires crocs en plâtre…friable.
Manger ou être mangé, au milieu de la jungle financière on ne fait jamais de vieux os avec des crocs en platre.
Pour conclure, je rends hommage à Gordon Gekko en citant, moi aussi, le célèbre stratège chinois :
“Si vous connaissez vos ennemis et que vous vous connaissez vous-même, mille batailles ne pourront venir à bout de vous. Si vous ne connaissez pas vos ennemis mais que vous vous connaissez vous-même, vous en perdrez une sur deux. Si vous ne connaissez ni votre ennemi ni vous-même, chacune sera un grand danger.”
— Sun Tzu, L’Art de la Guerre
Ps : En entrant comme trader chez Mac Futures il y a quelques annees j’ai eu la chance de cotoyer un petit groupe de potes qui m’ont miraculeusement pris sous leurs ailes : Damian et Charlie et au bout de la rangée, caché sous sa casquette, il y avait Andy Boy…Andy Boy etait un PUTAIN de trader.
Et devine, on ne l’appelait ni Calculator ni Big Brain… je te l’ai dit on ne trade pas juste avec son cerveau.
Erick
7 commentsJ’AI COMMENCE AVEC DES LIONS DANS LA MEUTE (Partie 1/2)
“If you don’t know who you are Wall-Street is one of the most expensive places to find out.”
L’industrie du trading regorge de petites phrases qui font son charme et l’enveloppe à tout jamais dans ce subtil parfum de soufre et de miel aux notes contrastées : attraction-repulsion-méprisante-méprisable-enviée et honnie
On ne compte plus le nombre de braves types arrivés des rêves plein la tête, du fric plein les poches et qui en moins de temps qu’il ne m’en faut pour l’écrire, repartent la tête en friche et les poches pleines d’illusions perdues. (The statistics say that most commodity traders will lose money - about 80 plus percent will be losers. And to make things worse, the average account won’t last 6 months.
It’s commonly thought that about 90% of all retail FX traders lose money
It is commonly stated that 80-90% of day traders lose money.
Histoire classique de ceux qui veulent trouver le paradis mais qui ne veulent surtout pas mourir.
Crainte inutile puisqu’elle ne les aura pas empêché de se tuer à la tache:
A la recherche de sa formule secrète, les victimes du marché ingurgitent plus d’ouvrages que Manducator et calculent plus d’équations différentielles stochastiques qu’un microprocesseur de la nasa.
Si elles avaient consacré 10% du temps et de l’énergie savamment gaspillés dans cette quête du Graal, à réfléchir honnêtement sur elles-mêmes, leur destin de trader aurait été tout autre.
Pourquoi réfléchir à celui que tu es et à ce que tu veux pour trader ?
Ca commence à sentir la psychologie de comptoir et les relents de Feng Shui … Je te rassure en trading « La psychologie, y’en a qu’une: Défourailler le premier. »
Mais jouer les pistoleros dans le far west du trading exige plutôt des nerfs d’acier et un moral bien trempé qu’un bras en fer forgé.
Dans leur raisonnement, ceux qui pensent voir le secret du marché en le disséquant oublient une variable majeure dans leur équation : que voient-ils quand ils regardent le marché?
Pour répondre à cette question primordiale laissons Anais Nin verser quelques gouttes de douceur dans le monde brutal du trading:
« Nous ne voyons jamais les choses telles qu’elles sont, nous les voyons telles que nous sommes. »
Alors que l’univers élitiste de la finance se targue de concentrer l’un des taux de Q.I superieurs/m2 les plus élevé au monde, cette simple évidence semble échapper à la majorité.
Tout comme « La beauté est dans les yeux de celui qui regarde » (Oscar Wilde) le marché est, lui aussi, dans les yeux de celui qui regarde. Et ce principe se vérifie tous les jours, plusieurs fois par jour sous mes yeux. Tu n’imagines pas combien de fois au cours de la journée deux traders de ma salle peuvent se retrouver en position inverse (un long, l’autre short), au même prix, en disposant des mêmes informations tout en faisant chacun un trade gagnant.
Je ne vais pas stupidement nier que la maîtrise technique est un impératif en trading. La divergence réside dans l’essence même du trading: Croire que la spéculation est une science alors que c’est un art …Quelques notes de musique feutrées pour couvrir les cris des scientifiques agonisants dans le marché:
“All the technical mastery in the world won’t do you any good if you dont have something to say… “ Sidney Bechet
So what does it really take to outperform the rest of the pack??? La suite dans le prochain épisode…
Erick
9 comments
