
La cause de JR&M est importante.
Elle l’est à mes yeux en tout cas. Si ce n’était pas le cas, je fatiguerai pas ma vue, ni mes phalanges, à écrire tous ces articles sur mon MacBook, quand ces deux parties de mon corps pourraient être utilisées à d’autres fins un peu plus hédonistes. If you understand what I’m saying…
Quand l’idée a commencé a germé dans la partie la plus fertile de mon cerveau (l’hémisphère droit)*, je m’étais promis une chose: ne répandre la cause qu’au travers du processus publicitaire le plus puissant qui soit: the word of mouth**. Parce que l’on accorde toujours plus de crédit à un ami, un collègue ou à un membre de sa famille quand ils te recommandent un produit… en tout cas plus qu’à Zidane quand il essaie de te convaincre qu’Optic 2000 peut rendre la vue à Gilbert Montagné. J’avais exclu la télé, la presse, la radio et, en général, tous les medias qui te demandent de faire un chèque avant même de décrocher le téléphone pour les appeller. Pourquoi? Parce que tout publicitaire honnête t’avouera que le ROI (Return On Investment) d’une campagne est au mieux difficile à évaluer, au pire proche du déficit d’un pays du tiers monde.
Quand un produit est bon, il se suffit à lui même. Pas besoin de crier sur tous les toits que tu a mis la concurrence à genoux, que tu as taillé en pièce toute ton industrie pour en devenir le leader incontesté… si c’est effectivement le cas, people will notice. They will know. Ceux qui s’agitent, par le truchement des médias, à prouver qu’ils sont efficaces, moins chers, plus économiques, “environmental friendly” ou qu’ils sont les parangons de la créativité sur leurs marchés montrent en réalité une chose: le desespoir. Ils sont désespérés. Ils perdent leurs moyens face à un marché ultra-compétitif, où l’attention du client est devenue “the hottest currency ever”.
Comme le dit Kevin Roberts, l’auteur de “Lovemarks” (one of my favourite books):
We live in a world where the customer tells you: you’ve got 5 seconds to change my life or I’me gone
Dans un tel contexte, acheter 30 secondes à TF1 juste avant le journal d’Harry a quelque chose de rassurant… c’est vrai: 7 millions de téléspectateurs qui se réunissent pour la grande messe du 20h, ça fait bander. Ajoute à cela l’argumentaire choc de TF1 qui, dans la bouche de Patrick Le Lay, devient:
“ce que nous vendons à Coca, c’est du temps de cerveau humain disponible”.
et tu te retrouves avec la campagne de pub la plus desespérée qui soit… celle qui essaie de te faire croire qu’avec un spot publicitaire, on peut masquer l’évidence: la campagne de pub du gouvernement français pour le pouvoir d’achat. L’analogie reste de mise… parce qu’on ne parvient pas à prouver DANS LES FAITS qu’on améliore le pouvoir d’achat, alors on te tape dans le dos en te disant: “t’es impatient? Moi aussi!”… pendant ce temps là le baril de pétrole est à 140 dollars, les pêcheurs brûlent des préfectures (mais, eux, ils ont le droit… eux, ce ne sont pas des racailles), les routiers multiplient les opérations escargot… alors, de quel pouvoir d’achat parle Fillon et sa bande de 7 nains? Imaginez le… de quelle mesure parle-t-il? Supposez la. Comme on dit au quartier: “c’est du rih tout ça”.
Toute cette logorrhée peut être résumée en une citation que j’ai entendu dans un séminaire aux US:
“Advertising is the penalty companies pay for being uninteresting”
* Si tu ne sais pas à quoi je fais allusion: tu DOIS lire ce livre
** Bouche à oreille










27 June 2008
Article très intéressant… Parions sur le bouche à oreille monsieur ! (Merci!)
27 June 2008
Excellent, comme d’hab. Comme le dit Steve Jobs dans une de ces conférences sur youtube : “une entreprise qui sait ce qu’elle est et ou elle va n’a pas besoin d’aller chercher les clients, ce sont les clients qui vont à elle”. Ce qui n’empêche pas Apple d’avoir un budget pub assez colossal :-)
C’est un peu comme la séduction, les relations hommes-femmes. Si t’es une balle, elles viendront toutes à toi, mais si tu y mets encore plus de volonté, t’en tomberas encore plus. A l’opposé, si t’es desespéré et que tu dragues tout ce qui bouge (ta pub en quelque sorte) tu passes pour un desesperé et c’est l’effet inverse qui se produit…
29 June 2008
Joli démonstration, mais fausse, du moins partiellement.
démonstration par l’exemple, Sega a produit a la fin des années 90 la meilleur console de jeux video de sa génération, la dreamcast. les jeux était beau, jouissaient d’une grosse côte auprés des hardcore gamer, au point que les fans ont gardé leur console encore aujourd’hui, tout en remisant le PS2, la concurrente au placard. fort de leur produit techniquement supérieur et bien doté niveau jeu, il n’ont pas investit des masse dans la pub, persuadé que la presse et le bouche a oreille suffirait.
Sony et la PS2 ont débarqué, avec une console plus cher, qui en plus était un (très) mauvais lecteur de DVD, ce que la dreamcast ne faisait pas. ils ont balancé des image de jeux a tomber par terre, une qualité qu’on ne retrouvera jamais en vrai, et les programmeurs mettront près de 10 ans a exploité au mieux la console, pour un résultat tout juste équivalent à la dreamcast à ces débuts.
Mais finalement, c’est la PS2 qui s’est imposé sur le marché, atteignant des chiffre de vente astronomique, s’imposant face à sega, microsoft, qui avait tous 2 des produits supérieurs techniquement, et dans une moindre mesure nintendo a l’époque, tout ça grâce a la puissance marketing de sony.
Bref, le pouvoir de la pub est réel, et peut dépassé celui du bouche a oreille dans certain cas.
29 June 2008
C’est clair.
Et c’est le cas de tout le milieu de la vente.
Le meilleur vendeur est-il le meilleur spécialiste ? NON, car le client n’y connais généralement rien. Le meilleur vendeur est le meilleur dans la forme, pas dans le fond.
Et il y a même plus grave, un des meilleurs (pour pas dire LE) médecin spécialiste du pays dans sa spécialité m’a confié récemment qu’il déplorait que ce ne soient pas les connaissances intrinsèques qui font le succès d’un médecin, mais ses capacités à communiquer et à rassurer le patient, qu’il dise des vérités ou pas, le patient n’y connait rien et ne retient rien de toute façon.
Bon, il est vrai que la meilleure issue est encore d’avoir le fond ET la forme, mais à défaut, effectivement, le meilleur communiquant prendra souvent le dessus.
30 June 2008
Il parle bcp mais finalement ne nous dis pas de quoi il en retourne.
Un bon produit se vend tout seul, mais franchement je n’ai rien appris ça fait longtemps qu’on le sait.
Les mauvais ont besoin de publicité, mais ca ne les empêche pas d’être susceptible de faire mieux qu’un meilleur produit si le budget est approprié.
Quel est le but de ce blog exactement, je ne comprend pas. On veut encore nous vendre un truc, mais en nous mettant d’abord l’eau à la bouche, avec une petite pincée de suspens !
30 June 2008
Gregoire: ton postulat (la Dreamcast était une meilleure console que la Playstation) est, en lui-même, débattable. Par conséquent, il serait difficile d’affirmer que Sony n’a imposé sa Playstation que par sa force de frappe marketing. D’autre part je te signale que Sony a eut au moins l’intelligence de comprendre que la Playstation ne constituait en rien la version aboutie de la console de jeux vidéos telle q’ils se l’imaginaient. Ils ont très vite pris le poul du marché pour répertorier les déficiences de la Playstation pour les corriger et sortir la Playstation 2 en mois de temps qu’il ne te faut pour épeller Dreamcast. Aujourd’hui le cycle de vie des produits n’est plus le même. Le temps de la Super Nintendo est révolu. Plus aucune console ne peut durer aussi longtemps. Ca a été la grossière erreur de Sega que de croire que leur Dreamcast constituait l’ultime machine. C’est tellement vrai que beaucoup n’ont pas acheté de Dreamcast quans ils ont su que la Playstation 2 (réputée beaucoup plus puissante) allait DEJA sortir. Là où je te rejoins, c’est sur la qualité des jeux qui sortent de chez Sega. Personne ne peut leur enlever cela. Ils l’ont d’ailleurs très bien compris. Ils ont arrêté de fabriquer des consoles pour se focaliser uniquement sur le développement de jeux vidéos. Ils se sont recentrés sur une compétence coeur dans laquelle ils excellaient, plutot que de persister dans un domaine qui pompaient tous les capitaux des actionnaires avec le résultat que l’on connait.
30 June 2008
Stephane: Prends deux chirurgiens esthétiques. L’un peut donner à ton épouse les mêmes fesses que Kim Kardashian. On le sait, il l’a fait à plusieurs reprises. Il possède, dans le microcosme des trophy wives, une réputation d’excellent praticien qui exauce les rêves les plus fousm même si tu démarres au niveau d’ugly betty. L’autre, est sympa, il s’exprime bien, il sait vulgariser la science de la chirurgie plastique pour la rendre compréhensible au commun des mortels. Mais il foire. Tu ne vas pas me dire que tu préfères avoir sous tes draps un reste de femme avec un dos qui continue jusqu’à l’arrière des cuisses… or c’est un peu ce que tu es en train de dire non?
30 June 2008
Cher Frederic,
On voit que tu n’y connais absolument rien.
Let me educate you my man.
Dépenser des millions en pub pour vendre de la daube, tout le monde sait faire. Ce qui m’importe quand je fais une dépense (ou un investissement si tu en crois les Princes de la comm’) c’est de savoir si le ROI (Return On Investment) est au RDV. Tu peux avoir vendu plus que le concurrent, et ceci même si ton produit est moins bon, mais si tu as dépensé tout ce que tu avais en banque pour arriver à tes fins, t’es viré poto. C’est aussi simple que cela.
Réfléchis un peu.
Quand tu dis que tu savais déjà que le meilleur produit est celui qui se vend tout seul et qu’ensuite tu me sors une idiotie concernant le budget marketing et son influence sur le succès d’un produit tu montres qu’en fait tu ne sais rien du tout.
La morale du post est simple (trop simple?): beaucoup trop d’individus qui créent un produit, un service, une expérience le font mal dès le départ. Pourquoi? Parce qu’à 95% ils tombent dans l’IMITATION… et ils espèrent différencier leur produit grâce à la communication. C’est STUPIDE. Quand ton produit ressemble à celui de ton voisin tu n’as pas trente six solutions pour que le client le préfère: tu le vends moins cher, ou tu dépenses ton plan épargne logement pour crier sur TF1 que ton produit surpasse tous ceux de ta concurrence. Dans les deux cas, si je suis ton boss, tu prends la porte. La différenciation se fait dans le produit. Si l’on dépensait plus plus d’argent à créer un produit RADICALEMENT différent, un produit qui générerait de la conversation, qui créerait un culte, plutot que de le donner à WPP, TWA ou Saatchi & Saatchi, les choses iraient beaucoup mieux.
30 June 2008
La dreamcast était plus facile a programmé que la PS2, la puissance brut niveau processeur et affichage était supérieur a cette concurrente, et sega n’a jamais prétendu sortir la console ultime, puisque rien ne peut être ultime en ce monde, il y a toujours mieux a faire.
Mais tu a fait une réflexion qui justement va mettre sony dans l’embarras, celui du cycle de vie, puisque sony part, du moins a la base sur un cycle de vie de 10 ans pour la PS3, alors que la concurrence, nintendo et surtout microsoft, se voient bien raccourcir le délai entre chaque génération.
Tu a aussi parfaitement mis en avant la puissance de sony qui a provoqué la défaite sega, puisque tu parle le ceux qui ont attendu pour acheté la PS2 alors que la dreamcast était sur le marché a un prix accessible. LA PS2 est arrivé a un prix plus élevé, et quasiment sans aucun jeu, et a pourtant obtenu d’énorme chiffre de vente, preuve que la puissance marketing se place au dessus des faits et des qualités d’un produit.
1 July 2008
Je pense qu’il y a pub et pub. Il ya celles dans lesquelles on te vend clairement un produit (genre afflelou et CIC), on met en avant le coût alléchant de l’objet. Cet objet est issu d’une offre éphémère, c’est un peu des soldes, c’est utile pour le client qui pense sauter sur une opportunité
Et il y a la pub qui contribue à l’identité de la marque, où on ne te parle ni de prix ni de réduc, mais on te montre un produit esthétique, ce sont à mes yeux des pubs à plus long terme (genre les pub que tu retrouves dans le How To Spend It du FT, Apple ou IBM). Ces pubs ne sont d’aucune utilité pour le client, elles confirment simplement le statut de la marque. Et ce sont aussi des pubs que l’on regarde avec plaisir.
A mes yeux, si la première catégorie correspond bien à des entreprises désespérées, la seconde correspond à du véritable marketing, profitant à l’image de marque de l’entreprise. Ains les pubs (certes rares) de Vertu et de B&O que tu cites dans ton article appartiennent évidemment à la seconde catégorie.
1 July 2008
Benjix, Grégoire,
Avez vous déjà vu qqpart une pub pour Zara?
1 July 2008
non, et le fait que je vivent en province ne m’aide pas sur ce point. Zara est une marque dont j’ai vaguement entendu parler seulement via la presse.
2 July 2008
La raison pour laquelle tu n’as jamais vu de pub Zara n’a absolument rien à voir avec le fait que tu habites en province et tout à voir avec une stratégie diabolique qui ne laisse aucune place à la pub. Zara est une chaîne de magasin d’habillement pour hommes et femmes. Ils ont connu ces 10 dernières années une croissance phénoménale grace à la puisssance inégalée de leur Supply Chain et au fait qu’ils dépensent ZERO euro dans la publicité. Après des années d’études, de statistiques, d’analyses d’impact ils en sont arrivé à la conclusion que la pub n’apporterait rien de plus à leur business model. Ils préfèrent investir plus d’argent pour avoir la meilleure place dans les rues les plus passante des grandes villes dans lesquelles ils s’installent, plutot que de coller des affiches de partout… Zara c’est du bouche à oreille.
4 July 2008
Bonjour,
Emplacement de premier ordre,
Rue passante
Belle vitrine
Bon agencement
Gentillesse et dévouement du personnel
Bouche à bouche heu non bouche à oreille!
La réussite est là et en plus tu métrises l’INFO sans intermédiaire.
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