Archive for June, 2009
BEURS OU ORDINAIRES?

On ne l’attendait plus. Erick revient sur JR&M et nous gratifie d’un article à l’acide chlorhydrique qui égratigne l’auteur et certain(e)s des lecteurs/lectrices du blog. Les termes du débat sont posés: JR&M se communautarise-t-il? “La France, si tu t’aimes, tu la quittes”… mais que faire de l’amour que l’on a pour la France alors? Mon sixième sens me souffle que ca va chauffer dans les commentaires…
Le petit monde de la finance bruisse de rumeurs et les dernières me situent ici à siroter des cocktails en comptant le butin amasse en 2008.
Comme disais l’agent Mulder: « la verite est ailleurs »…
Enfin ; il est temps pour moi de revenir aux affaires . Reussir son retour dans l’entreprise apres une longue absence : On ne compte plus le nombre d’ouvrages qui se sont donne pour mission d’estampiller ton come back « Michael Jordan » plutôt qu « James J Jeffries. »
Ca tombe bien , ca fait un bail que je suis assis sur le banc de touche a regarder le team jr&m se demener sur le terrain
Les bibles du retour dans l entreprise sont unanimes et formelles: le chemin d un retour réussi passe par l’esprit Corporate.
Dommage car pour mon come-back sur JR&M j ai décidé de m essuyer les pieds sur la règle d’or du retour gagnant : l adhésion a l’esprit d’entreprise.
« La vie est une manif’ la France une vitre et moi un pave »
13 petits mots comme autant de notes formant une mélodie qui nous ferait Samir et moi ressembler a un vieux couple quand on lui joue « sa chanson ».
Mais comme nous n’avons pas encore atteint l âge des rhumatismes nous passons aisement du slow au breakdance :
Si pour Samir « La France si tu t’aimes… tu la quittes » est l expression d un divorce irréversible j ai une opinion différente. Je me sens plutôt comme un mec qu’on aurait foutu a la porte, lasse par les nuits passées dans le canapé du salon. Les divorces n ont pas vocation à se remarier…les évincés eux espèrent toujours la reconquête…je suis de ceux la. Je ne suis parti que pour mieux revenir. Je suis parti pour m’envoyer en l air avec les tops modèles que Francoise envie quand elle tourne les pages de ses magazines. Je la sais médusée quand au détour d une page de Voici elle apprend que je file le parfait amour avec Doutzen. J aime quand elle sanglote sur ma boite vocale en me disant qu’elle regrette, me demande de rentrer a la maison, me dit qu’elle m aime toujours…Moi aussi je l aime toujours malgré nos disputes et nos querelles imbéciles. Je ne suis parti que pour mieux revenir, je ne suis parti que pour rentrer à la Maison et ce ne sera pas pour dormir sur le canapé.
Pour moi la France est et sera toujours la Maison.
(Putain la route est longue de Boulogne a Rome et je dois sortir vainqueur d une défaite)
Ces divergences ne nous on pas empêche Samir et moi d embarquer sur la même galère
pour ramer ensemble. Ramons, Rame on verra bien ou cela nous mènera.
Je n’avais pas d exigence particulière quant à notre destination, la seule chose que je redoutais tout en la pressentant était le risque d échoué ici
« Ici c’est chacun son camp, chacun son camp… »
Jeune Rebeu & Millionnaire :
Définir un Jeune (ou la jeunesse) est un peu subjectif, certains parlent même de seconde jeunesse. Accordons nous a dire que lorsque paraitre moins que son âge apporte une certaine satisfaction on a définitivement cesse d être jeune.
Définir un millionnaire, rien de plus simple : en dessous de 7 chiffres alignes sous la mention « crédit » de ton relève bancaire ben c est simple, t es pas millionnaire. (*note, les normes internationales s accordent a définir le Millionnaire en $…ca te laisse donc une jolie petite marge sur ton compte en Euros. En plus j ai décidé de t’offrir la chance de devenir Millionnaire, ca c est cadeau.
Et enfin définir Rebeu, pour moi rien de plus évident : « on est toujours le Rebeu de quelqu’un d’autre »
C est du moins le sens que j ai voulu donner a notre démarche quand j’ai rejoint JR&M…il faut bien reconnaitre que pour l’instant c est un échec.
Ce qui a mes yeux représentait au départ une véritable chance de transcender les barrières s’emprisonne doucement mais surement derrière ses propres barbelés .
Le climat qui s est instaure pousse les non arabes à devoir faire montre d une « arabophilie » ridicule et pathétique pour pouvoir poster leurs commentaires.
J ai été déçu de constater que trop souvent un commentaire d un niveau intellectuel dramatique pour peu qu’il soit entrecoupeéde quelque « Salam » et signe Mohamed puisse susciter plus d indulgence(voir parfois l’adhésion) qu’ un post autrement plus intelligent mais refusant la complaisance et signe Francois.
Les « méchants » sont invariablement les autres. (les blancs, les blonds, les juifs etc…)
J ai le droit d être déçu mais je ne vais pas tenter de te faire croire que je suis surpris.
L’expérience m a prouve que bien souvent ceux qui criaient ou s élevaient contre le racisme se battaient au fond plus contre le fait d être victime du racisme que contre le racisme lui-même…une simple question de position et non pas de valeur.
Quant a savoir ce qui peut pousser certains à reproduire ici les cliches qu’ils reprochent aux autres de leur coller sur le dos cela relève pour moi du mystère psychanalytique : Faire rimer rebeu avec (bon) musulman n est visiblement plus l’apanage du FN ou du MPF.
On était venu chercher ça et on se retrouve avec des débats de morale religieuse et des poèmes fleuris sur le Prophète.
Ligne 12 de La Cause :You’re wrong… je (on) m (s)’en bats les couilles.
Comme disais Jim Young « les gens qui entrent chez JT Marlin (JR&M) ont un objectif, devenir foutrement riche. C est tout ! On n’ est pas la pour se faire des amis (frères).On n’est pas la pour sauver les lamentins(la morale religieuse). ..»
Si ce n est pas assez clair la page 24 du Manifeste va effacer les derniers doutes : « Si ton objectif en entrant ici n’est pas de devenir foutrement riche : DEGAGE »
Erick
Ps : note a mon Pimp qui se reconnaitra : votre véritable ami est celui qui ne vous passe rien et qui vous pardonne tout
68 commentsORGUEIL ET PREJUGES

L’orgueil.
Voila un bien vilain défaut. Le mot est irrémédiablement connote dans l’imaginaire collectif et seules de négatives pensées viennent a l’esprit quand il est entendu dans une assemblée ou lu dans un livre. Les fans de Tarantino se souviennent de cette scène de Pulp Fiction ou Marsellus Wallace (Ving Rhames), le parrain black de la pègre locale, explique a Butch Coolidge (Bruce Willis), boxeur rate et sur la fin, comment il compte truquer son prochain combat de boxe… avec sa complicité et contre monnaies sonnantes et trébuchantes, cela va sans dire.
Apres lui avoir détaillé son plan, Marsellus se fend d’un dernier conseil:
“La nuit du combat tu vas ressentir comme une petite piqure d’insecte dans la nuque. C’est l’orgueil qui viendra t’importuner. Au diable l’orgueil! L’orgueil fait plus de dégâts qu’il n’aide.”
L’orgueil est un vice. Un dysfonctionnement de la personnalité. Dire de quelqu’un qu’il est orgueilleux c’est le frapper d’une lèpre sociale. C’est lui accoler le label d’infréquentable. L’orgueilleux n’est pas miscible dans la bonne société. Il n’est pas le teamplayer avec qui l’on aime collaborer. L’orgueilleux c’est ce fat trop imbu de lui-même pour être agréable aux autres. Il est ce malade qu’on a vaccine contre l’humilité.
Il faut chercher dans les grands monothéismes pour trouver l’origine d’une telle connotation. Dans le christianisme, l’orgueil fait partie des sept pèches capitaux. Il est même le plus grave d’entre eux… certains théologiens font de lui la source nourricière des six autres. L’orgueil c’est l’amour excessif de soi qui va a l’encontre du fameux “aimez vous les uns les autres”. Dans l’Islam, c’est Ibliss qui a refuse de se prosterner devant Adam en affirmant “ana khayroun minhou”… “Je suis meilleur que lui”. L’orgueil est le premier péché.
La laïcisation des sociétés n’a pas remis en cause cette perspective. Le politiquement correct a pris la place des dogmes et il est de bon ton, aujourd’hui, de sacrifier l’individu sur l’autel de l’intérêt général. Affirmer sa différence au sein d’un groupe c’est déjà démontrer un fâcheux atavisme avec le diable en personne.
Et pourtant…
Pourtant je ne connais pas de carburant qui produise plus de Kilojoules que l’orgueil. Je ne connais pas de sentiment qui puisse t’accommoder d’innombrables heures de travail sans que tu en ressentes la moindre fatigue. Je ne connais pas de force plus puissante qui puisse te mener au bout de toi même. Je ne connais pas d’addiction plus efficace qui puisse te faire flirter avec les cimes de la surperformance.
Archimède avait coutume de dire “donnez moi un levier et un point d’appui et je vous soulèverai le Monde”. L’orgueil pourrait bien être ce levier.
Chateaubriand disait de Pascal qu’il était un génie effrayant. Ibn Sina, plus connu en Occident sous le nom d’Avicenne, était un génie effrayant. A l’âge de 10 ans il connaissait tout le Coran par Cœur. A 17 ans il avait parcouru toutes les sphères du savoir de son époque et était déjà un médecin recherché. Il avait une mémoire prodigieuse: il savait par cœur tous les épitres et écrits d’Euclide, Ptolémée et Plotin en passant par Aristote. Quand la bibliothèque de Boukhara (une des plus considérable de l’époque) prit feu, chacun se consolait en disant qu’Avicenne était encore vivant et que chaque ouvrage dévoré par les flammes était “backupé” dans l’immensité de sa cervelle. De son œuvre prolifique de 500 titres, seuls 160 nous sont parvenus… dont Le Livre de l’Arbitrage Equitable, en vingt volumes, qui répondait à pas moins de 28 000 questions.
Avicenne passa son existence à voyager au gré de la bonne volonté de mécènes, soucieux d’orner leurs compagnies du joyau des sciences de leur temps… ou simplement pour s’assurer des services du Prince des Médecins, le plus talentueux qu’ait connu l’Humanité. Invité dans plusieurs cours Ibn Sina avait fini par s’établir dans celle de ‘Ala Ad Dawla (La Hauteur de l’Etat) à Ispahan. Ce despote éclairé, précurseur des Medicis, était un des protecteurs des Arts et des Sciences les plus respectés de son temps. Il tirait une grande fierté des noms qui composaient sa cour et avait réussi, à force de suppliques et de lettres bien mises, à y attirer Avicenne. Le jour de son arrivée il mit un point d’honneur à le présenter aux autres savants de son entourage qui s’empressèrent d’embrasser le sol sous les pieds de l’auteur du Canon par égard pour une réputation qui n’était plus à faire. Vint alors la traditionnelle séance des questions-réponses ou le savoir encyclopédique d’Ibn Sina était mis a l’épreuve. Les réponses s’enchaînaient les unes à la suite des autres. Précises. Livresques… jusqu’à ce qu’une question de Grammaire Arabe ne fuse : Avicenne y répondit sans se départir de sa docte assurance. C’est à ce moment précis qu’une voix s’éleva de l’assistance : un grammairien du nom d’Al Jabban, versé dans la langue du Coran et ses règles labyrinthiques. Ce dernier remit le Médecin à sa place de façon cinglante :
« Fils de Sina, je t’écoute avec admiration et me délecte de tes propos. Toutefois je me permets d’observer ceci : tu es un philosophe, un brillant médecin, mais pour ce qui a trait à la grammaire et à l’usage de la langue arabe tes lacunes sont grandes et tes expressions impropres. En réalité tu ne possèdes aucun talent en ce domaine »
Al Jabban s’empressa de conclure sa tirade en appliquant un baume, qui aurait aussi bien pu être du sel, sur la blessure qu’il venait d’asséner :
” Nul n’est condamné à la perfection en toutes choses. Le cheikh n’a jamais étudié la science des belles-lettres. Par conséquent ses faiblesses sont pardonnables.”
Avicenne reconnut ses lacunes dans la discipline et loua le savoir du lettré Arabe (Avicenne était d’origine persane).
Trois ans plus tard, lors du traditionnel débat du Joumou’a (Vendredi), Avicenne manquait à l’appel. Cela avait surpris tout le monde et contrarié ‘Ala Ad Dawla. Il apparut soudain la peau et la tunique recouvertes de poussière, comme s’il avait passé la journée dans le désert. Il s’excusa promptement auprès de tout le monde et se alla directement vers Al Jabban. Il lui tendit quelques ouvrages eux aussi recouverts de sable et lui demanda s’il était capable de lui dire de qui ses livres étaient. « Je les ai trouvé alors que je chassais auprès d’une oasis… en les consultant je me suis rendu compte qu’il s’agissait d’ouvrages philologiques. Cette discipline n’est pas ma spécialité et j’aurai aimé avoir ton opinion sur le sujet. » Al Jabban se saisit des livres en question et se plongea dans une lecture consciencieuse.
Le verdict tomba : « Ces livres sont des odes écrites par Al Amid, Al Sabi et As Salimi. Le contenu est très difficile d’accès. J’avoue ne pas tout comprendre mais il y est vaguement question de syntaxe. »
Ibn Sina sourit : « ces livres sont de moi » et il partit s’asseoir avec le reste de l’assistance médusée par cet exploit. Al Jabban fut bon perdant :
« Fils de Sina, tu m’as rendu la monnaie de ma pièce avec tant de talents que je suis forcé de m’incliner. Accepte donc mes excuses. J’ignore comment en trois années tu as pu acquérir de telles connaissances en philologie, mais mon admiration t’est acquise. »
Voilà ce qui se passe quand on blesse l’amour propre. Avicenne avait fait mine d’accepter sa défaite de bon cœur. En réalité, cette humiliation publique lui avait ôté le sommeil des paupières pendant de longs mois durant lesquelles il s’employa à combler ses lacunes. Il fit commander les meilleurs livres sur le sujet. Il s’employa à en absorber la substantifique moelle. Il fit sienne cette discipline au point de pouvoir produire lui-même des pages de référence en la matière.
Je pourrais également te parler de Carlos Ghosn. Après avoir étudié chez les Jésuites au Liban il se retrouva dans un des meilleurs lycées Parisiens. Ghosn avoue avoir toujours eu un faible pour les Humanités : l’Histoire, les Langues et la Géographie. Mais c’est son niveau en mathématique qui laissait à désirer, même s’il se défend d’avoir toujours eu les meilleures notes de sa classe quand il étudiait encore à Beyrouth. Le fait était que l’écart de niveaux pour cette matière entre les écoles du Levant et celles de Paris était abyssal. Le petit Carlos collectionnait les 0/20. Il aurait pu abandonner. Certains professeurs l’y encourageaient d’ailleurs. Mais tout comme Avicenne d’abord et Butch Coolridge ensuite, il allait ressentir cette petite piqure d’insecte dans la nuque.
L’orgeuil.
Il se mit à travailler ses mathématiques comme un dément. Il avait mis l’hémisphère droit de son cerveau (où se loge la créativité, la capacité à apprendre des langues) en hibernation active et faisait soulever de la fonte à la fonte à son hémisphère gauche (trône du raisonnement logique et déductif).
Résultat : Ghosn finit en tête de sa promotion et put intégrer l’X.
L’orgueil est une force inépuisable. Souvent incontrôlable (c’est bien là le défi). Evidemment que l’excès en la matière peut mener au pire (regarde Sarko)… mais si tu es capable de doser cette liqueur de mort au plus juste, alors il n’y aura pas de limites à ce que tu pourras faire.
Cet esprit de compétition est une chose que l’on trouve assez rarement chez les femmes. Les femmes sont plus enclines à collaborer, à exploiter le talent des autres (fut il plus grand que le leur) qu’à s’éreinter dans une émulation qu’elles jugent souvent futile. C’est bien connu : la femme créé. L’homme détruit. Mais il y a des exceptions qui confirment la règle. J’ai rencontré des femmes très… très… très compétitrices. En général (mais ce n’est que mon analyse… simpliste au demeurant), quand tu essaies de comprendre d’où leur vient ce trait de caractère tellement XY dans ses chromosomes, tu découvres qu’elles sont les filles unique de grosses fratries chargées de testostérones. Elles en viennent a aimer le foot comme leurs frères… ou a prefererer les grosses allemandes aux petites italiennes… j’en ai connu une qui ne jurait que par l’A3 Sportsback. Quand je lui ai demande les raisons d’une telle attirance pour le modele compact de la marque aux anneaux entrelaces, elle repondit du tac au tac: c’est la meme que celle de mon grand frère (qui est pour elle etait, soit dit en passant, l’homme idéal).
21 commentsPATIENCE…
Ton humble serviteur te passe le salam depuis NYC où je suis pour le reste de la semaine.
Il est 5h30 du mat’ (jetlag sa mère). J’apporte les dernières touches au prochain article (stay tuned). Life is beautiful. Pour te faire patienter voilà ce qui tourne dans la wago en ce moment:
Kery james Je représente RAP2FRANCE.COM
envoyé par rap2france-videos. – Regardez d’autres vidéos de musique.
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