Archive for July, 2009
9-3 (MILLIONS) REPRESENTE
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Les deux aiguilles en bronze de l’horloge massive qui décorait le lobby s’étaient accouplées sur le chiffre romain XII. Elles indiquaient midi et donnaient le top départ aux sprinters et sprinteuses du bureau qui n’avaient d’yeux que pour la ligne d’arrivée: une table bien placée sur la terrasse d’un restaurant proche de la rue de Rive. Le soleil nourricier du mois d’août attire deux types de populations a Genève: les visages pales qui n’économisent pas leurs efforts pour gorger d’UV un épiderme fadasse qu’ils veulent faire caraméliser a feu doux… et les saoudiens, qui s’abattent sur la capitale Romande comme une nuée de sauterelles affamées sur un champ de céréales. Les réjouissances des fêtes du mois d’août, un soleil plus clément que celui de Riyadh et, pour certains, ces putains des Palaces que l’on se fait livrer a l’hôtel plus facilement qu’une pizza, donnent a Genève le goût d’un cornet a la vanille a qui s’est contente de l’eau tiède du Royaume pendant des mois.
Midi passé de 5 minutes…
Je me dépêchais de finir de rédiger un email, presse par François J. un collègue qui me prend pour son ami et voulait me présenter a sa pétasse du moment: “le visage de Jessica Biel et l’intelligence d’une astrophysicienne du CERN”. J’avais souri a cette comparaison et accepte de me joindre a eux le temps d’un lunch.
Elle nous attendait a la terrasse d’un restaurant: vêtue simplement d’un jean et d’un haut qui laissait apparaître une de ses épaules, elle avait ôté ses lunettes “yeux de mouche” quand nous avions fini de nous installer. Les présentations furent brèves: mademoiselle était engagée dans de longues études. On parlait de tout et de rien jusqu’a ce que je refuse poliment une invitation a dîner du couple qui avait tente de me convaincre au moyen d’un appât grossier: “une amie de ma fac très charmante nous accompagnera”.
Samir: J’ai autre chose de prévu. Désolé.
Jessica Biel (apparemment vexée): On peut savoir quoi si ce n’est pas trop indiscret?
Samir: Mon pote Mouss et moi allons a Evian voir jouer l’OM contre le Dinamo Bucarest. Premier match de preparation. Ca ne se rate pas. Au delà de cela, j’ai promis à Mouss et comme dirait un certain Tony M.: “all I got in this world is my balls and my Word… and I break’em for no one”
Jessica Biel: Le foot… toujours le foot. Tous pareils ces mecs
Francois J.: Pas moi… moi je suis plutôt golf
Samir (après avoir insulte Francois J., traître a la cause des mâles, dans sa tête): Je suis assez primaire comme gars. Je suis l’homme de René Char qui “agit en primitif et pense en stratège”.
Jessica Biel: Mouais…je crois que ce qui me dérange le plus dans le foot, c’est les dérives financières qui galvaudent les valeurs du sport.
Samir: Vas-y … développe, je t’en supplie.
Jessica Biel: Ben déjà, t’as pas vu ce qui s’est passé récemment Samir?! Le transfert de Cristiano Ronaldo pour 93 millions d’euros. Je trouve ça indécent! Au même moment ou t’as des gens qui sont licencies a cause de la crise économique et financière, tu trouves des clubs prêts a mettre des sommes juste pas défendables pour de simples joueurs. Mais ce qui me dégoûte le plus je crois, c’est son salaire: il va toucher quelque chose comme 13 millions d’euros par an. Pour quoi faire? Pour courir après un ballon en cuir. Quand je pense que ma grande soeur, institutrice touche a peine 30’000 euros et qu’elle, au moins, fait un métier noble, a savoir: instruire les générations futures, je me dis notre société a perdu le sens des vraies valeurs!
Samir: (soupir) Toujours le même débat. Tu dois être française toi… j’ai toujours pensé que les français avaient une éducation déficiente pour tout ce qui touche a l’Economie. Pourtant, en partant de principes simples acceptés de tous comme étant les règles de bases qui régissent les transactions que chacun a avec autrui, on peut tout expliquer… y compris la valeur marchande de Cristiano Ronaldo et son salaire.
Jessica Biel: Ben vas-y Mr. le Professeur. On t’écoute.
Samir (qui insulte la mère de Jessica Biel dans sa tête avant de commencer): Commençons par des éléments d’économie très simples: la loi de l’offre et de la demande fixe les prix de tes escarpins, ton appartement et ton iPod Nano. Cette loi est aussi applicable à ta fiche de paie puisque le « salaire horaire » que tu factures a ton employeur pour le « produit » de tes services est la résultante directe de la mise sur le marché de ton « produit » (l’offre) auquel est associé le besoin plus ou moins pressant d’un employeur pour ce dit « produit » (la demande). Autrement dit, les forces du marché vont déterminer la valeur d’une heure de travail de Jessica Biel de la même façon qu’elles fixent la valeur d’une tablette de chocolat noir. Mais le marché n’a pas de conscience à proprement parler : il ne fixe pas le prix en fonction d’une quelconque valeur morale. A y regarder de plus près, on peut résumer ton argument du salaire de ta sœur institutrice comparé à celui d’une star du football de la façon suivante: “cette société est immorale… tu peux te procurer une copie du Coran pour quelques euros et tu dois t’acquitter de 50 fois cette somme pour aller voir un concert de NTM”. Formulé de cette façon, ton raisonnement montre sa profonde absurdité. Les économistes illustrent ce principe par le Paradoxe de l’Eau et du Diamant : en termes de « valeur fonctionnelle » ou de « nécessité vitale », l’eau est essentielle pour vivre tandis qu’un diamant n’est qu’un objet de luxe. Pourtant, en termes de valeur marchande l’eau ne coûte presque rien tandis que le diamant coûte une bonne partie de ce que tu as en banque. Les économistes utilisent le principe d’utilité marginale pour résoudre ce paradoxe. Pour faire court, nous ne choisissons pas entre « toute l’eau du monde » et « tous les diamants du monde » (si c’était le cas, chacun prendrait évidemment l’eau). Si je te prends ton Evian, tu peux facilement la remplacer par une autre. Tu peux même boire l’eau directement au robinet si ça te chante. Mais si je te prends ton solitaire, il y a de fortes chances pour que tu me griffes le visage. Le même principe s’applique à ta sœur institutrice et a une star du football : si nous devions choisir entre tous les professeurs du monde et tous ses footballeurs, nous prendrions sans hésiter les profs. L’éducation a plus de valeur qu’un sport quel qu’il soit. Mais ce principe fondamental n’a pas de prise sur la valeur marchande d’un seul professeur comparée a celle d’un seul footballeur. Une instit’, on la remplace en deux secondes montre en main : la population est truffée d’individus qualifiés susceptibles de remplacer ta sœur. Par contre, il existe très peu d’individus capables de faire ce que fait Cristiano Ronaldo avec un ballon. D’où la différence de salaire… il y a une autre incohérence dans ton raisonnement, mais elle est sûrement due a ta méconnaissance de la dimension financière qu’a pris le football ces quinze dernières années : si le Real Madrid recrute Cristiano Ronaldo et, de ce fait, explosent leur ventes de billets, multiplient les partenariats juteux avec des sponsors, vendent 5000 maillots par heure (a 85 euros piece) floques du nom de leur nouvelle star, améliorent leur résultats sportifs et glanent des titres (et accessoirement des millions de «récompense» reversés par l’UEFA), n’est ce pas justice que de reverser une partie de ces recettes a celui qui en est directement à l’origine ? Admettons qu’on décide de façon arbitraire de moins payer le joueur, ou va aller l’argent qu’il a contribue a ramener au club ? Aux actionnaires. Et ça, ce serait plus juste ? Aujourd’hui les joueurs sont devenus des actifs financiers dont on tire des flux de cash. Et les sommes astronomiques qu’engagent certains clubs sont des investissements qui se révèlent, après coup, très juteux : en témoigne le transfert de Zidane à 75 millions d’euros… amorti en 6 mois. Certains Venture Capitalists rêveraient d’un breakeven aussi rapide…
24 commentsLA PHILOSOPHIE DES “6Ps”
Après une semaine épuisante de travail, je me languissais de la perspective d’un weekend sur Lyon où l’on m’avait cordialement invité pour évacuer les toxines du stress accumulé. Mon agenda était « full » jusque tard le vendredi soir qui précédait mon weekend end dans la capitale des Gaules, mais je ne me voyais pas rester une heure de plus à Genève et, malgré l’heure tardive (22h00), je m’étais embarqué dans mon véhicule animé d’une seule envie : me faire « flasher » sur l’A40 à 190 km/h (c’est dans ces moments là qu’un permis de conduire suisse se révèle pratique : pas de points en moins. Et si le radar se trouve être automatique, le Trésor Public peut d’ores et déjà s’asseoir sur la perspective de collecter un jour le moindre denier du contrevenant).
Avachis sur mon siège conducteur sous le poids d’une enclume de fatigue, je traçais comme une balle en avalant goulûment et les kilomètres et ces véhicules trop lents pour véritablement espérer un jour concurrencer une allemande. J’espérais arriver à Lyon sans jamais m’arrêter mais le Marchand de Sable avait l’uppercut lourd et il me mit au tapis au bout de la troisième reprise qui, sur l’A42 correspond à l’ère d’autoroute de Montluel. Je me garais à l’entrée de la station service Total, rentrais prendre un mauvais café à la machine avant de voir débarquer dans la boutique du Pétrolier une colonie de rebeux qui, à l’évidence, était en partance pour le bled : leur voiture était lestée du double de son poids qui, par je ne sais quelle incantation vaudou, avait été fixé sur son toit. La maman en claquettes, robe arabe et coiffée d’un fichu mauve traînait par la main sa petite fille malingre qui suçait encore son pouce. Le papa remplissait de gasoil le réservoir du Break d’une main et roulait sa moustache de l’autre. Un des fils jouait à la Nintendo DS pendant que ses deux petits frères avaient organisé une chasse à l’homme et dévastaient les lieux sous le regard inquisiteur de la caissière. Je regardais tout cela avec beaucoup de tendresse : ça me rappelait mes propres voyages au bled… la route vers Marseille… le périple sur la Méditerranée à bord de paquebots désaffectés… les contrôles intempestifs aux douanes et le traditionnel bakchich dont l’unité de mesure était la cartouche de Marlboro. Ca sentait l’huile d’olive, le Raï et la crème à bronzer.
Tout ce à quoi je n’aurai pas droit cette année.
J’ai déposé mes parents à l’aéroport il y a trois semaines et, là encore, la nostalgie m’avait transpercé de part en part : les sacs bleu-blanc-rouge bourrées de confiseries et de cadeaux à en craquer… les excédents de bagages et l’inévitable négociation avec l’hôtesse au sol. Papa et maman y sont allés sans moi (c’est à ce moment là qu’il faut sortir les mouchoirs).
Pourquoi ? Parce que je me suis délibérément privé de vacances cette année. Pour être plus exact, j’ai choisi de les sacrifier au profit d’un « Executive Degree » délivré par une des « World top Business Schools ». J’ai dépensé mon propre argent (pas celui de ma firme) et consommé une grosse partie de mon capital vacances pour avoir l’opportunité d’y assister.
How much money ? AN AWFUL LOT.
A titre d’exemple, voici le coût d’une des formations proposées par The University of Chicago Booth School of Business. Pour mettre cela en perspective, tu peux, aujourd’hui, acheter une twingo flambant neuve pour la même somme d’argent. La formation dure deux semaines soit autant de temps que je ne pourrai passer à me prélasser au Club Med pour adultes de Kemer cette année, puisque j’ai décrémenté mon compte temps « congés payés » du nombre de jours correspondants.
Non, je ne suis pas en mode « je me la raconte ». Je n’écris pas en me regardant le nombril… je préfère regarder celui d’une autre.
Aujourd’hui, je suis plutôt en mode « eating my own shit ». Quand je passe mon temps à te dire que le meilleur investissement ce n’est ni la bourse, ni l’immobilier mais ton capital céphalique, je ne fais pas que te le dire. Je le fais. Il y a une différence entre montrer le chemin… et arpenter le chemin. Quand je te pose la question du BB (Brain Budget) dans le Manifeste de l’Equation Secrète, je me la pose également.
Combien de temps/argent investis tu chaque année sur ton éducation personnelle ? Il y a de grandes chances qu’en faisant l’autopsie de tes relevés de cartes bancaires tu ne trouves pas l’once d’un livre, ni l’ombre d’une formation. Puisqu’on est entre nous laisse-moi te dire ce que j’en pense : cela équivaut, pour moi, à un crime de haute trahison envers ton intelligence et constitue la justification première de ton incapacité à être là où tu t’estimerais à ta place… alors qu’aujourd’hui tu te morfonds dans le quatrième sous-sol d’un obscur immeuble de la Défense.
Si cela peut te rassurer : tu es loin d’être seul. Le temps que chacun passe à son développement personnel est une catastrophe « onzeseptembresque ». Les pires d’entre nous ne sont pas ceux qui ne se forment pas, mais ceux qui comptent sur leurs entreprises pour financer leurs formations. Ils veulent bien affûter leur compétences de négociateur, mais ils estiment que si la « boîte » ne paie pas « ben nique sa mère », croyant par là que leur « boîte » est le principal perdant de l’histoire «ben ouais Samir… ils ont des employés moins formés donc moins performants donc moins efficaces pour faire tourner la planche à billets. Nique leur mère. C’est eux ils vont payer les pots cassés »). En réalité TU payes les pots cassés. Rien n’empêche ta boîte de te virer et de te remplacer par meilleur que toi. Elle s’économise ainsi une formation à moindre frais. Par contre, toi tu es toujours le même abruti sous-éduqué que tu étais avant que la guillotine ne tombe. Et c’est au moment précis où tu recherches un emploi que tu te diras, la bouche pleine de la bile amère du remords, « si seulement j’avais fait cette formation, mon employabilité s’en serait trouvée dopée à l’EPO ».
Ta décision de ne pas investir dans ton capital céphalique, revient à t’auto-scarifier. Si tu fais l’analyse post-mortem du temps que tu passes à travailler et que tu le compares au temps que tu passes à te former tu arrives à une aberration mathématique. Certains se forment à leur jobs l’équivalent de quelques heures par ANNEE sur un total de quelques 2000 heures travaillées. Ou est le bon sens dans ce ratio ?
L’OM était en préparation à Evian toute la semaine dernière. Je n’avais qu’à parcourir 50 kilomètres en voiture pour les voir cracher leurs poumons sous les ordres d’un préparateur physique dont les méthodes ressemblaient à celles de l’Inquisition Espagnole. Les Ben Arfa, Cheyrou et autres Diawara s’entraînaient jusqu’à 3 fois par jour avec un programme foncier extrêmement lourd pour les organismes. Cela va durer un mois plein, pendant lequel chaque joueur habituera son corps à la douleur en vue d’une longue saison où les compétitions nationales succèderont à celles, plus prestigieuses, de coupes d’Europe. Cette étape est essentielle pour préparer une bonne saison et réduire le risque de blessures au minimum. Pendant la saison, chaque jour de la semaine sera rythmée de multiples séances où les joueurs alterneront les exercices avec et sans ballon avant de finir la journée dans une salle de musculation à renforcer leurs quadriceps. Toutes ces centaines d’heures de travail individuel et collectif pourquoi ? Pour 90 minutes de match par semaine. Voilà un ratio bien différent du tien, tu en conviendras.
Premier constat : se former n’est pas une partie de plaisir. C’est une nécessité… le onzième commandement des Tables. La douleur est un sous-produit du processus… une livre de chair que tu dois abandonner au Shylock du business.
Avec le temps, j’ai appris à m’amouracher de la douleur qu’engendre la préparation/formation. Je ne vois plus ce processus comme un moyen au service d’une fin mais comme un moment délicieux puisqu’à chaque effort, j’ai le sentiment de m’améliorer quand la concurrence dort profondément. C’est mon premier mentor qui a développé chez moi cette discipline de champion du 110 m haies. Sa philosophie était concentré dans le principe qu’il nommait « the 6 Ps »… « les 6 P » en français. « Perfect Preparation Prevents from Poor Pissed Performance ». « Une préparation parfaire t’évite une performance médiocre ». Pour mon mentor, chaque semaine devait être méthodiquement « agendée » et inclure une partie significative de « personal training ». Il allait jusqu’à « booker » son agenda pour les moments où il devait dormir. On aurait tort de croire qu’il était un fanatique de la gestion de son temps : je me souviens d’une de ses paroles en particuliers : « il ne s’agit pas de compter les minutes et les secondes et de les allouer comme le ferait un usurier pingre. Le but c’est d’atteindre la discipline dans la méthode. Le but c’est la cohérence dans la préparation… de là naît la stabilité dans l’effort. Je préfère me former 10 minutes chaque semaine à quelque chose, que de m’abrutir à me former une journée entière tous les deux mois. C’est la répétition dans l’effort qui produit des résultats tangibles dans le temps… pas l’effort surhumain que l’on fournirait dans un éclair de lucidité qui, comme son nom l’indique disparaîtra dans les sombres nuages de ton cerveau aussi rapidement qu’il est apparu ».
La préparation/formation paye au centuple. J’ai utilisé l’analogie du football pour t’en convaincre, j’aurai pu mentionner les hauts faits de certains politiques. Prenons l’exemple de deux d’entre eux : Winston Churchill et Barack Obama : le premier fut le plus populaire des premiers ministres du Royaume d’Angleterre, le second probablement le meilleur Président que les Etats Unis offriront au monde. Ce que ces deux personnages ont en commun c’est leur obsession d’écrire eux-mêmes leurs discours. Churchill avait la réputation de manier la langue comme il le ferait d’un fouet en témoigne cet échange savoureux avec une lady de la « haute » :
- Mais… M. Churchill vous êtes saoul !
- Oui Madame… et vous, affreuse, mais demain je serai sobre !
Churchill travaillait des heures sur un discours qui durait probablement 15 minutes. Un autre ratio « in your face ». Quand à Barack Hussein Obama, il a la réputation de mettre la main à ses « speeches » jusqu’à la dernière minute avant de prendre la parole. Chacun reconnaît la qualité de sa plume (si tu as lu « Dreams From My Father » tu sais de quoi je parle). Obama a avoué avoir porté en lui pendant des années le discours qu’il a fait au Caire à l’adresse du monde musulman. Des années. Pour un discours d’une heure et demi à tout casser.
Plus proche de nous (gens du business) est la façon dont Steve Jobs prépare ses fameux keynotes. Avant que Jobs ne s’éclipse par la petite porte (faisant, par là-même, fondre la capitalisation d’Apple de quelques dizaines de pourcents) pour changer un foie détraqué, chacune de ses appariations déplaçait autant de fidèles qu’il y a de pèlerins à Lourdes. Son style que les professionnels de la communication qualifient de « conversionalist » a été beaucoup imité mais jamais égalé. Peu connaissent l’envers du décor de ces keynotes : ce qui apparaît être une simple présentation d’un nouveau produit est, en réalité, le produit fini d’un processus extrêmement complexe qui débute des semaines avant la présentation officielle. Chaque mouvement est orchestré à la minute près. Chaque mot est choisi avec une précision d’horloger suisse. Chaque couleur de la présentation est évaluée… son rendu une fois projetée sur l’ecran examiné par un Steve Jobs qui sélectionne comme Jacques Vabre selectionne chaque grain de son grain de café. Des semaines de préparation. Pourquoi ? Pour 20 minutes de présentation.
Cet article mérite-t-il vraiment une conclusion?
Je pense plutot que chacun se doit d’ecrire la sienne.
44 commentsMAXWELL IS BACK
Maxwell – Pretty Wings [Live @ Letterman]
envoyé par Yannicklord – Regardez d’autres vidéos de musique.
Apres 7 annees de disette lyricale sur la Planete Soul, Maxwell revient (l’afro en moins).
Et le moins que l’on puisse dire c’est que cela fait du bien: les lyrics de BLACKsummer’snight sont pesees au trebuchet, la voix du black crooner toujours aussi suave et la musique tout simplement sublime. Pourquoi parler de Maxwell? Au dela du fait que je poste ici ce que bon me semble, j’ai une dette envers ce chanteur: ses ballades m’ont grandement facilite les choses quand j’avais de la (bonne) compagnie a la maiz. Il suffisait d’appuyer sur “Play” pour que l’atmosphere se charge d’electricite statique et que les “ForePlays” (yes… pun intended) ne debutent.
Pretty Wings est sans conteste le meilleur morceau de ce nouvel Opus. La performance Live chez David Letterman montre le calibre du personnage. Maxwell is my man! Pour les nostalgiques (surtout vous mesdames) j’ai mis, en Bonus, la video de Cococure.
Les vrai(e)s apprecieront. Pour ceux et celles qui n’aiment pas… chacun ses defauts.
Oh, j’avais oublie… l’article, c’est pour Mardi. Plus c’est long, plus c’est bon.
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